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Vendredi 1er juin 2001 (Stéph qui écrit) : Le départ

Ca y est, le grand jour est enfin arrivé ! Même si on ne peut pas dire qu'on est tres stressés, car cela fait maintenant un an et demi qu'on prépare ce voyage.
Cette semaine passée n'a, en plus, pas été de tout repos puisque Norb et moi avons la crève depuis dimanche dernier, alors qu'on était à Nantes. Merci Isa & Pat !!! Bref, même la dernière nuit à la maison a été très mouvementée, entre la gorge desséchée, les rhumes interminables, la piscine (de transpiration !) que nous a fait Norbert dans le lit et les bruits extérieurs incessants.
Finalement à 11h c'est parti : Marie-Andrée est là pour nous emmener à Roissy-CDG. A 13h30 (ou plutôt 14h, vol avec trente minutes de retard) nous décollons pour Londres, avec British Midland, où nous attend le deuxième vol pour Cape Town. A Londres, premiers frissons : changement de terminal que nous n'avions pas prévu. Avec la récupération des bagages, le retard du premier vol, un verre au bar de l'aéroport, et un tour dans les boutiques duty-free pour liquider nos pounds, les trois heures trente d'escale ont fondu comme neige au soleil.
Vol de Londres vers le Cap très mouvementé : turbulences à n'en plus finir et si importantes que je me suis même agrippée aux accoudoirs à un moment. C'est pour dire ! Et, première fois depuis que je prends l'avion, en arrivant j'avais une certaine envie de vomir. Vive le plancher des vaches ! En tous cas l'avion et le service (Cie Virgin Atlantic) étaient excellents. On a même eu un “kit de bienvenue” en montant dans l'avion : stylo, boules quiès, chaussettes, masque de nuit, brosse a dents-dentifrice…, le tout bien sûr siglé “Virgin”.

Samedi 2 juin : Découverte du Cap et repos

Arrivée à 6h environ, après onze heures de vol, d'après mes calculs et quelques décalages horaires. Objectif : trouver un distributeur et une chambre d'hôtel sans se faire arnaquer par un taxi.
Me voilà déjà à 6h du matin à négocier la course pour un shuttle vers la ville ! Hôtel choisi : le Breakwater Lodge, car notre troisième nuit au Cap y sera incluse pour le départ du circuit. Prix 250f la double, bien au delà de notre budget, mais avec la clé obtenue à 8h du mat et le “tea and coffee making facilities” (qui permet de se faire petit-déjeuner et dîner dans la piaule), ça compense un peu. Hôtel propre, extérieur de l'hôtel surprenant (on se croirait dans un château médiéval, alors qu'on est dans une ancienne prison).
Après un gros dodo récupérateur de trois heures et un frugal petit déjeuner, nous voilà partis à midi découvrir le waterfront et le centre ville. Waterfront décevant : on dirait Disneyland Paris ! Pas très dépaysant pour moi. Tout est neuf et donne une impression de superficiel. Cela m'a aussi fait penser à une “marina” comme je les imagine en Floride (sans le port de plaisance !). Dans le flambant neuf centre commercial, les superbes cafés semblent très peu fréquentés par les noirs, bien que ceux ci soient aussi présents que les blancs dans les allées et le supermarché du centre ! La discrimination n'a pas encore disparu et semble loin de l'être.
Direction le centre ville (entre une demi-heure et une heure de marche) qui, à notre grande surprise, semble complètement désert. En fait il y a surtout une ou deux artères qui semblent animées et le samedi les quelques magasins ouverts ferment à 13 ou 14h. Surprenant ! Il y a même très peu de voitures. Espérons qu'à notre retour au Cap dans trois semaines, et en milieu de semaine, nous en aurons un autre aperçu. Néanmoins, et malgré le temps venteux, peu chaud et un peu pluvieux, la Table Mountain est superbe. Vivement que nous ayons la possibilité d'y monter.
Ce jour nous sommes partis à la recherche d'un hôtel pour demain soir (le nôtre trop cher pour y rester plusieurs nuits) et à cette occasion, en traversant un “garden” pour rejoindre Long Street nous avons rencontré de très nombreux écureuils (dont un albinos) presque apprivoisés, puisqu'ils s'approchaient de tous les passants pour quémander à manger ( PS : ils étaient énormes !).

Dimanche 3 juin : L'aquarium du Cap et Greenpoint

Au réveil, le mauvais temps, pluvieux et froid, nous a obligé à rester au chaud. Direction, donc l'aquarium, dont les guides nous ont vanté la qualité (nous avions prévu ce programme de secours la veille). A un prix très compétitif (35Rand) nous avons trouvé cet aquarium superbe (le meilleur que nous n'ayons jamais vu), avec des bassins immenses, plusieurs poissons, coquillages ou autres animaux des mers jamais vu auparavant, et des requins à la mesure de ce que l'on peut voir à la télé (pas les requins marteaux miniaturisés). En plus, pas de textes ou explications pompeuses et scientifiques qui n'intéressent personne. Bref, l'aquarium à voir absolument.
A la sortie, la situation privilégiée de l'aquarium au bord de l'eau nous a conduit, pour un apéritif sur le pouce, vers les pontons. Nous avons pu y voir un phoque en liberté ! Eh oui, on voit de tout au Cap. Ce qui m'a semblé être une blessure justifie peut être sa présence près de l'aquarium. Sinon un certain nombre de mouettes se sont approchées très près de nous, attirées pas notre apéro (des “springles” en l'occurrence) ; une d'elles est même venue me manger dans la main. Dommage que l'appareil photo n'était pas prêt.
Après un déjeuner chinois pris dans un des nombreux “take away” du centre commercial, le ciel partiellement ensoleillé (l'occasion de sortir nos lunettes de soleil pour la première fois depuis notre arrivée) nous a poussé vers Greenpoint, pour une grande balade digestive. Le soleil s'est finalement très vite caché et le vent, très fort, mais qui semble permanent à Cape Town, a fracassé les vagues immenses sur les récifs, nous arrosant au passage sur le remblai. C'était superbe.
Greenpoint, à l'inverse du citytown, était très animé et de nombreux commerces ouverts. Le sentiment d'insécurité que l'on peut avoir dans le centre était ici inexistant ; on aurait pu tout aussi bien se croire dans une ville de bord de mer en France.
Après avoir récupéré nos bagages au Breakwater Lodge nous avons eu l'occasion de prendre un bus local – très bien – pour rejoindre le “Cat & Moose Backpackers” de Long street, pour la nuit suivante (beaucoup moins cher : 100R la double)

PS : la déception que nous avions au départ, sur la ville (architecture…), s'est complètement estompée, et je peux même dire, après deux jours seulement, que je trouve cette ville très attachante.

Lundi 4 juin : Le Château du Cap

Avec un temps toujours aussi pourri, nous nous sommes rabattus, au réveil, sur la visite du château, qui n'en n'a que le nom. En tous cas pas du tout le type de château qu'on voit en Europe. On a pu assister à la cérémonie de remise des clés et visiter deux musées. A la sortie toujours pas de vue dégagée sur la Table Mountain.
Nous avons ensuite longé Long street pour trouver un backpackers pour notre retour du circuit. Pratiquement un coup de foudre pour le Long Street Backpackers, style hacienda avec une musique sud-américaine. Nous y avons donc réservé les cinq nuits du retour.
Puis retour au Cat & Moose pour récupérer nos sacs et enfin au Breakwater Lodge pour une longue sieste réparatrice. Nous avons pu profiter, une dernière fois avant longtemps, de notre dernier bain.

Mardi 5 juin : Départ du circuit

Réveil à 6h15 (beaucoup moins matinal que prévu). Nous avons pu profiter d'un petit-déjeuner très copieux (le dernier aussi avant longtemps), avant de partir sur la route de Springbok. Bonne surprise : le groupe n'est constitué que de neuf personnes plus le guide et le chauffeur (Joseph). Nous partons du Cap avec une vue magnifique de la Table Mountain (quel dommage par rapport aux jours précédents) et traversons les cap flats, la campagne encore gelée…
A Piketberg un des garçons se rend compte qu'il a oublié son portefeuille à la station service précédente. Nous resterons donc à ce village (visite d'une petite église typique) pendant qu'ils feront l'aller-retour.
Nous voilà repartis en route vers le Namaqualand. Arrêt en pleine montagne pour déjeuner devant un paysage magnifique. Premier pique-nique et première vaisselle. A un moment nous verrons un camion très long, au bout duquel un 2è conducteur, équipé d'un casque, fait les manœuvres pour l'arrière du camion.
Arrivée à Lamberts Bay, première démonstration pour installer nos tentes, règles d'usage, et enfin ballade (de deux heures) sur la plage. Nous avons pu voir le coucher du soleil, magnifique, devant une grande plage de dunes blanches, avec quelques rochers en premier plan et des surfeurs venus profiter des déferlantes. Espérons que nous aurons l'occasion de revoir d'aussi beaux paysages, mais je n'en doute pas.
Ce soir Norbert n'a pas résisté à la cigarette.

Mercredi 6 juin : Route vers la Namibie et la rivière Orange

Départ direct vers la Namibie. Beaucoup de route toute la journée. Nous nous arrêterons pour déjeuner dans un petit “oasis” en plein désert de rocaille. Rencontre de deux cyclistes canadiens courageux qui font Capetown-Windhoek (capitale de la Namibie ) par la route.
Dans l'après-midi un arrêt à Springbok, au supermarché et à la banque pour changer de l'argent, nous fera perdre un certain temps (les opérations de change en Afrique du Sud sont très lentes).
Au passage de la frontière, les passeports de Norbert et moi-même seront les seuls à sembler poser problème. Le douanier namibien n'avait encore jamais vu de nouveaux passeports français et quant à celui de Norbert interrogation. Finalement il nous les rendra après vérification sur une machine que nous ne verrons pas, lui même étant à quatre pattes derrière le bureau.
Arrivée au camping de la rivière Orange. Pas besoin d'installer la tente : nous pouvons dormir à la belle étoile sur une superbe pelouse, face à la rivière et aux montagnes.
Norbert pratique de plus en plus l'espagnol avec Hugo (prononcez “Huro”) ; ce sera pratique en Amérique du Sud. Sinon, Gavin, le néo-zélandais, a passé l'épreuve de la bière dans l'entonnoir non pas avec brio, car après la deuxième il a tout rendu par dessus le balcon.
Nuit à la belle étoile superbe et pas froide du tout. Nous sommes très satisfaits de la qualité de nos duvets.

Jeudi 7 juin (Norb) : Canoë

Nous nous sommes réveillés à 8h30, le départ était fixé à 9h30, personne (ni André ni Joseph) n'était encore réveillé, surprise !!! L'explication tient en deux mots : Nous sommes en Namibie et l'autre côté de la rivière c'est l'Afrique du Sud. André, notre guide, nous avait fait avancer (ou reculer, je ne sais plus) nos montres d'une heure, mais dans le mauvais sens. On s'est donc tous réveillés deux heures trop tôt.
Départ canoë à 8h30. En fait nous sommes remontés en aval de la rivière par la route, de 17 kilomètres . Donc débarquement des canoës après la douane de Namibie, explication du chef puis embarquement. A deux par canoë nous pagayons et filons dans le courant – des hérons croisent notre route – puis passons sans embûche quelques rapides. Petites engueulades pour défaut de coordination et autres, nous reprenons vite notre sourire devant ce superbe paysage qui défile de part et d'autre de nos rames. Arrêt déjeuner puis c'est reparti. Encore petite engueulade parce que je devais prendre la photo, je ne l'ai pas prise, elle aurait bien voulu la prendre… etc.
Bref, arrivée à 13h30 au camping, quartier libre pour l'après-midi. Après un petit repos, douche et autre, nous décidons, Stéphanie et moi, d'une petite excursion improvisée dans ce désert d'erg, de pierres noires, ponctué de touffes d'épineux séché, blanchâtre, qui longe la piste derrière le camping. Une heure de ballade. Au loin un camion file sur la piste, laissant derrière lui un nuage de poussière sur des centaines de mètres. Le soleil passe derrière les montagnes ; nous faisons demi-tour et rentrons (avons vu cricket et chouette).
Un petit groupe attend le lever de la lune rousse (que nous avions déjà vue hier). Nous déplaçons notre couchage où un cricket a élu domicile (trop de bruit).

Vendredi 8 juin (Stéph) : Présentation de l'équipe

Je me suis rendue compte que je n'ai toujours pas présenté l'équipe du circuit :
•  Karen : anglaise
•  Suzanne : australienne
•  Jason : américain (Californie)
•  Gavin : néo-zélandais
•  Hugo : espagnol
•  Corinne et Yves : français
•  Nous 2 Total 9 participants
•  Hendre, notre guide (prononcer à l'anglaise : Ainedri)
•  Joseph, aide de camp,

Bref une équipe vraiment hétéroclite ! (manquait plus comme type de nationalité que l'Europe du Nord type Allemagne, Hollande…)
Sinon, récit de la journée : Réveil trempé puisque nous avons eu droit à une forte rosée cette nuit (contrairement à la précédente), donc tout le linge étendu (qui était sec la veille) trempé, le dessus des duvets idem, et mes fringues de la veille que j'avais posées en vrac idem. Bref, la galère ! En plus nous sommes repartis très tôt le matin. Heureusement, on a pu étendre les duvets dans la réserve du camion pour qu'ils sèchent pendant le trajet.
Arrivée pile poil pour déjeuner au camping du Fish River Canyon. Après installation du camp et déjeuner (et vaisselle, c'est aujourd'hui notre tour), petite ballade dans ce qu'on pourrait appeler un oasis par rapport à cette grande étendue désertique et rocailleuse qui nous entoure. Nous avons pu y observer, notamment, un gros coléoptère, très beau (Norbert n'a jamais fait autant de photos pour un même sujet), un autre petit, et plusieurs espèces d'oiseaux peu farouches.
Puis un essai de sieste (voisins anglais et hollandais bruyants) avant de partir à 15h vers le canyon. Magnifique canyon d'environ 160 km de long (le deuxième plus grand du monde après celui du Colorado). Nous y sommes restés environ deux heures, pour assister au coucher du soleil, à 17h.
Retour au campement pour dîner et coucher à 20h (il faut dire qu'il n'y a pas grand chose à faire le soir, surtout quand il fait nuit noire, à part écouter la moitié du groupe parler anglais). Il faut dire aussi qu'on doit se lever à 5h15 le lendemain.

Samedi 9 juin : Le Sesriem Canyon

Nous voici partis de très bonne heure : 6h30, pour le Désert du Namib. Beaucoup de route, quelques arrêts dans des villages namibiens (par exemple Helmeringhausen), voire des villes pour eux, et un déjeuner sous un grand acacia, à côté de l'autre groupe de la même agence Karibou. Décidément cela fait plusieurs fois qu'on les voit (voire qu'on les suit) ; on a parfois l'impression d'être vingt plutôt que neuf.
Côté bouffe encore un petit problème : parce que je ne prends pas tout au premier service, je me retrouve sans fromage, voire sans choix dans la charcut., ou autre plat. A nous quatre (français), on commence à en avoir ras le bol et on songe sérieusement à en parler au guide.
Bref, sur la route on a déjà pu apercevoir quelques springboks et autruches qui semblent en liberté dans la savane, c'est magnifique. A notre arrivée au camp, vers 15h, petite sieste et douche.
Départ vers 17h pour le Sesriem Canyon, pour assister au coucher du soleil. C'est un très jeune canyon, très original, où coule la rivière Orange en saison des pluies. C'est cool car on a pu descendre dedans.
Pratiquement dès notre retour au camp, dîner fait de poulet et de purée maison. Grosse embrouille car après que quatre personnes seulement se soient servies il ne reste presque plus rien pour les autres. Il faut dire que nous sommes onze au total. Bref personne ne dit rien mais gros malaise. Les guide et aide qui se servent toujours en dernier, n'ont plus que quelques os. Je me sens carrément mal à l'aise de manger devant eux. Pour moi c'est la goutte d'eau… mais je me rends compte que même si j'en parle au guide ce n'est pas à lui de faire les reproches à certaines personnes du groupe car nous sommes les clients.
Coucher de bonne heure pour un réveil à 4h55.

Dimanche 10 juin : Désert du Namib

Départ à 5h20 pour être les premiers au “gate” du désert du Namib. Nous serons néanmoins devancés par un autre véhicule. A 5h30 début des formalités (relevé de la plaque d'immatriculation, nombre de personnes de chaque nationalité – au cas où il nous arriverait quelque chose ???) et nous voici partis à fond les gamelles pour quarante cinq minutes de route pour arriver dans les premiers à la dune 45 (dune que l'on voit sur toutes les photos du Namib avec un arbre qui commence à disparaître sous le sable) et y assister au lever du soleil.
Le véhicule tout juste immobilisé, Norbert et moi-même nous précipitons sur la crête pour une ascension éreintante. Il fait froid et mes oreilles me font mal. Obligés de rester sur la crête pour avancer (les empreintes des touristes précédents nous aident beaucoup) nous avons de chaque côté une hauteur qui nous donne le vertige. En tous cas le lever du soleil sur un ciel sans nuage (comme chaque jour depuis notre départ) est toujours aussi beau et la lumière magnifique nous fait prendre plusieurs dizaines de photos.
Après être redescendus et avoir pris un copieux petit-déjeuner nous voici repartis en truck. Finalement nous laisserons le camion à Joseph et partirons pour une longue marche de plus de cinq kilomètres dans l'ancien lit d'une rivière, de chaque côté duquel nous avons les dunes.
Arrivée ensuite à Sossusvlei, lac qui se maintient par la remontée des eaux souterraines, et Deadvlei, ancien lac asséché où subsistent quelques arbres morts.
Nous prendrons ensuite une navette 4x4 pour nous ramener au truck, puis retour au camp.
Nous repartons deux heures plus tard pour l'ascension de la dune Elim, qui fait 200m de haut (la dune 45 fait environ 170m), mais dont l'ascension est beaucoup plus facile car elle est par paliers. Nous assistons cette fois au coucher du soleil.
Tout le monde se couche tôt car nous sommes tous crevés.

Lundi 11 juin : Solitaire, Walvis Bay, Swakopmund…

Départ à 7h30, passage par Solitaire, la plus petite ville de Namibie (en fait il ne s'agit que d'un commerce et d'une station essence…).
En route nous voyons pour la première fois des oryx (ensemble d'une dizaine de têtes).
Nous arrivons à Walvis Bay pour le déjeuner. A nouveau un spectacle inattendu s'offre à nous, au détour d'un virage : des centaines de flamands roses dans la baie, à peine recouverte d'eau. Alors que nous descendons tout juste du truck, un avion bimoteur survole la baie, faisant s'envoler les oiseaux.
Nous repartons ensuite vers Swakopmund, assez grande ville où nous avons la possibilité de faire des réserves (apéro, chocolat en tablettes…) pour les prochains jours. C'est d'ailleurs là que j'ai pu voir le plus grand supermarché depuis que nous sommes en Afrique.
Arrêt ensuite à la Vallée de la Lune , et détour pour voir la Welwitschia Mirabilis , une plante de 1500 ans.
Nous camperons ensuite en plein milieu du désert, où nous avons quand même à notre disposition des WC. Bonne nuit…

Mardi 12 juin (Norb) : Quad et survol de la Namibie

Lever très tôt encore ce matin, direction Swakopmund, pour mission n°1 : deux heures de quad. Super, super, Stéphanie a révélé sa maîtrise de l'engin très rapidement. Quant à moi, je me suis vraiment éclaté. Et puis les paysages que nous avons quand même pris le temps d'admirer étaient superbes. « Quad in the desert », c'est pas du commun !
Après, petite toilette très sommaire dans la station essence, puis nous sommes allés manger tous ensemble au « light house », au pied du phare et bord de mer. Très bon, très copieux et pas cher.
Une heure de battement à traîner en ville puis rendez-vous à 14h30 pour mission n°2 : survol de la région dans un Cesna. Deux heure trente de vol au ras des dunes, survol de la mer avec flamands roses en formation groupée. Nous repassons sur des sites sur lesquels nous avons roulé trois jours auparavant. Nous atterrissons juste pour assister au coucher du soleil. La caméra a chauffé, les appareils photos aussi.
Nous rentrons pour une douche bien méritée. Camping au bord de la mer, lessive et dodo.

Mercredi 13 juin (Stéph) : Cape Cross, Twyfelfontein

Une nouvelle journée de longue route commence. Pas de chance, nous sommes aujourd'hui au fond du truck (places les plus inconfortables) et nous n'allons faire que de la piste.
Après plusieurs heures, premier arrêt à Cape Cross, réserve d'une colonie d'otaries. Derrière un petit muret de protection, un spectacle fascinant s'offre à nous : environ 50.000 otaries (elles étaient 250.000 en 1994 !) se dorent au soleil, plongent pour trouver du poisson, se battent pour un bout de territoire… Le caméscope s'avère ici très utile. Dommage qu'il ne capte pas encore les odeurs !
Durant le trajet que nous avons repris, nous avons l'occasion d'observer quelques animaux peu communs : un caméléon (bien sûr de la même couleur que la piste – comment Hendre, notre chauffeur, a-t-il fait pour le voir ??), des babouins – qui s'enfuient à notre arrivée, à nouveau des springboks.
L'après-midi nous nous arrêtons à Twyfelfontein, où des bushmen ont dessiné (ou gravé), il y a de 2.000 à 4.000 ans, des fresques, différentes scènes de chasse…
Pendant le trajet j'ai l'occasion d'apprendre à Hugo à se servir d'une poubelle, pour éviter de jeter son trognon de pomme par la fenêtre. Comme dit Norbert, ça peut nourrir les insectes et autres bestioles, mais en attendant, si on fait tous ça, bonjour la vue pour les prochains passants, et ça ne peut que devenir le début d'une décharge. En tous cas je ne sais pas s'il a apprécié ma remarque (heureusement Jason s'est joint à moi pour lui expliquer l'utilité de la démarche) mais ensuite il a utilisé la poubelle.
Nous avons ensuite planté la tente dans un camping sommaire (possédant néanmoins un superbe billard) et dont l'unique douche, à ciel ouvert, traversée par un arbre, et avec les robinets dans le tronc, était hyper dépaysante.

Jeudi 14 juin : Forêt pétrifiée, arrivée à Etosha

La journée s'annonce assez cool, avec, au programme : la forêt pétrifiée, une arrivée à Etosha (le plus grand parc national de Namibie) en milieu de journée et une rapide première visite du parc si on a le temps.
La forêt pétrifiée s'annonce, en termes à la fois de qualité et de quantité, très loin de nos espérances. En fait il ne s'agit que de quelques troncs d'arbres très vieux, couchés ça et là sur le sol, dont le bois se transforme progressivement en roche. C'est en tous cas assez surprenant.
Notre arrivée aux portes d'Etosha vers midi nous permet d'y déjeuner rapidement, avant de parcourir les vingt kilomètres qui nous séparent du camping. Lors de ce trajet nous nous arrêtons de nombreuses fois pour pouvoir admirer et photographier ce que nous avons sous les yeux (dans le désordre) : zèbres, springboks, oryx, cobra, aigle…, parfois mélangés (plusieurs races sur une même étendue herbeuse, c'est magnifique). Moi qui n'avais jamais eue spécialement envie de faire un safari, j'apprécie à sa juste valeur ce spectacle offert par la nature.
En soirée, une étendue d'eau en bordure du camping, séparée de celui-ci par un muret, nous permet d'observer deux rhinocéros, un éléphant et un chacal qui viennent s'y abreuver. Même le spectacle d'une trentaine de touristes éparpillés derrière ce mur, en pleine nuit, parfois avec la couverture car il ne fait pas chaud, les jumelles, et chuchotant à peine pour ne pas effrayer les animaux, est anecdotique.
Bref une journée passionnante. En rentrant vers la tente nous ferons un détour pour gravir les marches de la tour, du camping (arrivés en haut, cela nous rappelle l'Equateur).

Vendredi 15 juin (Norb) : Safari

Levés très tôt (normal !), café et quelques gâteaux secs et c'est parti pour une journée safari. Nous en avons déjà eu un avant-goût hier après midi ; la journée s'annonce superbe, la douce lumière matinale est là, et vers 8h, trois jeunes lions (des mâles) apparaissent en bordure de piste. Nous les suivons dix minutes puis repartons à la chasse.
Chacun, à sa fenêtre, guette, et de temps à autre on entend fuser “STOP !!!  ON THE LEFT”, “ORYX ON THE RIGHT”. Suivant le cas le chauffeur pile ou coupe le moteur, laissant rouler le truck jusqu'à son arrêt.
Les girafes, qui jusque là s'étaient montrées discrètes ou trop éloignées, broutent les hautes branches à vingt mètres de nous. Oiseau multicolore ou tout autre nouvelle découverte est prétexte à un arrêt.
A 11h arrêt pour un brunch “saucisses, bacon, oeufs brouillés et salade”. Dans le ciel commencent à apparaître des nuages, ce que nous n'avions pas vu depuis notre départ du Cap.
De nouveau en route, nous nous arrêtons au bord d'un lac (110x60 km), qui est en fait asséché et se remplit tous les vingt ans environ : immense étendue plate où se forment au loin des mini-tornades ; contraste saisissant de l'étendue blanchâtre et craquelée avec ce ciel bleu ponctué de petits nuages.
Un peu sur notre fin (toujours pas d'éléphant), j'ai l'impression que nous prenons le chemin du retour, quand, soudain, Hendre écrase la pédale, nous propulsant ainsi à une vitesse vertigineuse d'environ 60 km/h ; c'est limite mur du son que nous filons sur un éléphant aperçu est-nord est. Nous arrivons au bord d'une marre ceinturée de verdure ; zèbres, springboks y pâturent et notre pachyderme bien sûr !
Nous repartons quinze minutes plus tard puis nouvel arrêt au bord d'un point d'eau, plus modeste, que partagent zèbres et deux couples d'autruches. Quant aux deux chacals qui tentent de s'y désaltérer, ils rencontrent un refus bien explicite de la part des zèbres. Encore de belles photos (j'espère), et nous prenons cette fois le chemin du retour, comblés.

Samedi 16 juin (Stéph) : Découverte de Windhoek

Le résumé de cette journée risque d'être très court : nous n'avons fait que de la route, afin d'atteindre Windhoek, capitale namibienne (un court arrêt en milieu de matinée à un marché de souvenirs, en bord de route, où nous n'avons rien acheté : une petite coupelle m'intéressait bien, mais lorsque je suis revenue l'acheter, après une forte négociation que nous avions eue auparavant, le vendeur m'a dit que le prix annoncé n'était plus bon car il avait consulté son copain…).
Capitale atteinte vers 13h. Après le déjeuner nous partons en faire la visite (le camping y est distant de vingt kilomètres). Comme nous sommes samedi tout est malheureusement fermé. Un peu d'internet, quelques photos… Nous nous faisons suivre par deux garçons qui abandonneront vite, voyant que nous les avons repérés, et devant les sourires “compris” que nous leur adressons.
Nuit glaciale (Hendre nous avait prévenus), mais nos duvets démontrent encore une fois leur efficacité.

Dimanche 17 juin : Route vers le Botswana

Finalement nous n'avons pas été réveillés par les babouins, comme on s'y attendait. C'en est presque dommage ! Sortir du duvet par cette température glaciale a été un exploit (je me demande si ça n'est pas descendu en dessous de zéro) ; je me suis d'ailleurs habillée en partie dedans.
Beaucoup de route, déjeuner juste avant la frontière du Bostwana dans un superbe “campsite” tout bleu-vert (les couleurs rappellent vraiment celles des habitations de Namibie). Passage à la douane sans problème.
L'après midi nous arrivons dans un nouveau camping dont Hendre a entendu parler (il était auparavant prévu de dormir dans un camping très confortable). Grosse déception en arrivant, après une longue piste dont toutes les branches raclent le truck. Nous dormons dans des petite huttes avec lit (ça, c'est la bonne nouvelle !), mais du coup pas à l'abri des insectes et moustiques très nombreux (et toiles d'araignée). Il ne s'agit, en fait, comme camping, que de quelques huttes, deux douches, deux toilettes, et un évier pour linge ou vaisselle. Rien pour acheter à boire (c'est la première fois depuis le début du circuit), rien, rien d'autre (un bar ou resto est en construction mais va savoir dans combien de mois il sera fini !). En fait c'est un camping authentique très dépaysant (qu'on peut considérer presque comme du sauvage), mais quelle surprise par rapport à ce qu'on attendait !

Lundi 18 juin : Maun, repos

D'ailleurs cette nuit est la seule pour l'instant où j'ai mal dormi (réveillée à 3h et beaucoup de difficulté à me rendormir). Aujourd'hui très peu de route : nous arrivons à Maun avant le déjeuner.
L'après midi est consacré à la visite de la ville car nous ne faisons pas le survol du delta de l'Okavango, comme une partie du groupe (trop cher). Malheureusement la ville s'avère très limitée ; il s'agit plutôt d'une bourgade. Visite des quelques boutiques, visite chez un coiffeur (j'aurais bien voulu me faire faire des tresses africaines mais le temps me manque) et enfin le retour au camp (ah, j'ai oublié : nous sommes allés à l'aéroport, distant d'une centaine de mètres du “centre”, voir atterrir puis redécoller deux hélicoptères militaires pilotés par des novices).
Au camp petite ballade pour photographier les nombreux oiseaux qui s'y baladent (sans succès pour les photos !) avant une bonne douche chaude.

Mardi 19 juin : Parc de Moremi

Aujourd'hui direction Moremi, réserve naturelle au nord de Maun, proche du delta de l'Okavango.
Le début de la route au départ de Maun est d'autant plus beau (ou plutôt correct) que la fin avant le passage au “gate” est épouvantable (véritable piste où alternent sable, ornières, branches d'arbres qu'on se prend dans la figure car le truck n'a pas de fenêtre…). Heureusement que le truck est 4x4 !
Les formalités à l'entrée du parc sont assez longues : l'agent semble téléphoner pour vérifier quelque chose ou obtenir des autorisations.
Vers 12h nous déjeunons en pleine nature avec, pour panorama, une grande étendue de savane avec point d'eau où s'abreuvent zèbres et nombreuses gazelles. Non loin de là quelques phacochères, cul en l'air, fouillent de leur truffe le sol afin d'y trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Nous n'arriverons malheureusement jamais à les photographier, les bestiaux étant toujours plus ou moins cachés par les hautes herbes.
A notre arrivée au camp nous sommes accueillis par deux énormes babouins, qui ne semblent nullement effrayés. Vers 16h30 nous repartons à la recherche d'animaux et ne rentrerons que vers 18h, la nuit étant déjà tombée. Nous avons pu observer un troupeau d'éléphants d'une vingtaine de têtes, de nombreuses antilopes, gazelles, oiseaux superbes et de couleurs éclatantes, hippopotames…
Le soir auprès du feu, nos discussions sur la nuit à venir ne nous encouragent pas à aller nous coucher (on se demande tous qui on va croiser en allant faire pipi, d'un lion, un léopard ou une hyène). Le guide nous déconseille d'ailleurs de garder toute nourriture ou des chaussures qui puent dans les tentes, pour ne pas les attirer.

Mercredi 20 juin (Stéph et Norb) : Lions, vautours, guépard et allemands !

Notre nuit s'est finalement très bien passée (Norbert et moi avons évité de boire tout l'après midi précédent pour éviter de se lever dans la nuit !), d'une traite, et nous avons juste entendu quelques bruits peu inquiétants. Par contre, dégoûtés, nous avons appris que Karen et Sue avaient vu deux éléphants venir au camp peu après notre départ pour se coucher (Norbert avait bien entendu des bruits de branches cassées mais j'avais cru que c'était le feu qui crépitait !).
Départ tôt le matin pour le safari. Nous attendons des heures avant de voir quelque chose d'intéressant, mais alors après, grand spectacle : sur le tuyau d'un guide que nous avons croisé, nous observons onze lions se partager la carcasse d'une buffle (où plutôt ce qu'il en reste car nous apprendrons plus tard que les lions l'ont tué la veille au soir et là il est 10h du matin). De nombreux vautours perchés dans les arbres ou tournoyant dans le ciel observent la scène, attendant leur tour…
Retour au camp, puis temps mort jusqu'à 16h ; nous en profitons pour faire lessive, et douche.
Vers 15h, pendant la corvée de “pluche” le guide du parc nous appelle discrètement. Nous accourons tous et observons sans rien voir. Demi-tour, nous retraversons le camp et nous dirigeons vers le pont. Une minute d'attente, un guépard apparaît, traverse le pont lentement, se retourne vers nous, puis retourne dans son univers, camouflé dans les joncs.
De retour en safari, nous apercevons sur une route parallèle un homme faisant des signes et réclamant vraisemblablement de l'aide. Une famille allemande, dans un 4x4, s'est ensablée ; nous les dégageons à l'aide de notre 4x4 et reprenons l'aventure : croco, gros oiseaux à bec rouge, chacal… etc.
La nuit nous entendons hippos et lions ; nous faisons malgré tout une sortie toilettes avec Stéph, pas fiers !

Jeudi 21 juin (Norb) : Eclipse solaire, ferme de crocodiles

Lever tôt, ti-déj et nous repartons pour Maun où nous avons laissé le truck et Joseph. Bien couverts cette fois (polaires et coupe-vents) nous roulons dans le 4x4 sans vitre et croisons zébus, zèbres, girafes et un koudou.
Nous sommes sortis du parc et retrouvons avec plaisir le goudron.
Arrivés à Maun vers 12h, replantage de tente, bouffe, douche, lessive et éclipse solaire vers 15h. Avec une assiette en carton et une paire de lunettes pour éclipse nous bricolons des filtres. Trois appareils photo défilent ainsi sur le pied de Hugo, immortalisant l'instant. A 16h30 nous allons visiter une ferme de crocodiles, pour 13frs c'est sans risque. On s'attendait à voir des crocos agglutinés dans des bacs en béton ; nous marchons en fait autour d'un enclos grillagé, de surface confortable pour les crocos, dont certains centenaires. Marre, papyrus et feuillus leur offrant la fraîcheur.
Le soir venu, Stéph croise dans le camping un chacal que nous entendrons hurler avec ses congénères, dans la nuit.

Vendredi 22 juin (Stéph) : Makgadikgadi Pans

Aujourd'hui, deux journées en une : De Maun, suivant le programme de la brochure, nous devrions atteindre Nata pour y dormir. Finalement nous rejoignons Nata pour le déjeuner, et continuerons sur la lancée vers Chobe, dans le nord, en bordure du Zimbabwe. Le cadre de notre déjeuner est le Makgadikgadi Pan : un immense lac, dont le niveau d'eau ne dépasse pas le genou, et qui fût asséché pendant vingt ans (il n'est rempli d'eau que depuis trois ans). Nous y observons, de notre tour d'observation, de nombreuses sortes d'oiseaux, venant effleurer l'eau, et deux pélicans qui s'y laissent dériver.
Nous arrivons à Chobe en fin de journée, dans un agréable camping (où il faut néanmoins faire attention aux animaux qui traînent – tels hippopotames, crocodiles, d'après les pancartes, et phacochères). Malgré un terrain très pentu, nous arrivons encore une fois à planter la tente (je commence à en avoir ras le bol !).
En soirée, fait exceptionnel, pour la première fois depuis notre départ, nous allons prendre un verre au bar.
Il s'agit d'un bar tout en bois sur pilotis, avec vue sur la rivière Chobe. Néanmoins nos gin tonic (qui n'ont de gin que le nom - nous apprenons plus tard qu'il faut commander des doubles !) n'aideront pas à discuter beaucoup avec les anglo-saxons (à cause de la barrière de la langue). Nous partons nous coucher, donc, de bonne heure, laissant seuls Karen, Hendre et Gavin (un couple ne se serait-il pas formé ??? Mystère…).

Samedi 23 juin : Safari sur la rivière, Victoria Falls

Ce matin, du camping de Chobe où nous logeons, est prévue une croisière sur la rivière Chobe (rivière qui circule dans le parc national Chobe, où nous serons normalement amenés à observer nombre d'animaux). La croisière étant de trois heures, nous avons donc suffisamment de temps pour voir : un troupeau de buffles (plus d'une centaine de têtes) à moitié dans l'eau, un groupe d'hippopotames, plusieurs fois des crocodiles isolés, des singes, des gazelles, de superbes oiseaux…
Très rapidement, après le déjeuner, nous partons pour Victoria Falls. Le passage à la frontière du Zimbabwe se fait sans encombre. Nous arrivons à Vic'Falls vers 14h.
Passage immédiat à l'agence où ont été réservées les excursions (facultatives) et activités sportives tels : saut à l'élastique, abseil, vol en hélico ou ULM au dessus des chutes, balade à dos d'éléphant ou à cheval, croisière sur le Zambèze, rafting… Norbert et moi avons opté pour une balade à cheval de deux heures. Nous aurions bien aimé faire plus, mais vu les prix, il faut choisir.
Nous consacrons notre après midi à une découverte de la ville : marché de souvenirs (quantités impressionnantes), approche du poste frontière zimbabwéen (de l'autre côté c'est la Zambie ) et de l'entrée des chutes (nous n'y verrons pour l'instant qu'un brouillard, entrée prévue demain – 20US$), visite de l'hôtel le plus luxueux de la ville afin de profiter de son superbe jardin qui a une vue sur la Zambèze , petite balade à la gare pour y photographier de vieux trains.

Dimanche 24 juin (Norb) : Visite des chutes, the Big Tree…

Ce matin on prend notre temps. Nous partons vers 11h et collectons des infos pour l'aéroport, et une société de transport ou la poste afin d'envoyer (ou non) une girafe en France. Petites courses au Spar pour le repas du midi puis direction les chutes.
Je m'attendais à voir la totalité des chutes. En fait le chemin qui longe les chutes se trouve dans une végétation luxuriante ; il faut donc, tous les 100m, prendre un chemin perpendiculaire pour accéder à un point de vue. Souvent une bruine épaisse remonte le long de la falaise, masquant une partie du paysage. Sur la fin du parcours cette bruine se transforme en pluie tropicale, nous sommes trempés.
Après deux heures de visite nous partons voir le pont d'où sautent les touristes, à l'élastique. Il nous faut donc passer par la douane du Zimbabwe pour stationner dans ce “No Man's Land”. Nous repassons la frontière puis négocions un taxi pour nous déposer en ville. Nous traînons un peu puis retour à pied au campsite.
Nous repartons tout de suite voir le Big Tree, à 1km à pied sur une petite route. Un éléphant sur notre gauche prend son déjeuner. Big Tree est un baobab de 20m de hauteur et autant de circonférence. Au retour nous croisons un autre éléphant sur le bord de la route mais nous avons dépassé la distance de sécurité. Il nous fait face et nous donne un premier avertissement. Nous décampons Fi ça, grosse frayeur !
Départ vers 18h pour dîner ; nous traînons au Kingdom mais rien ne nous branche. Nous décidons d'aller voir au Victoria Falls Hôtel (le plus luxueux de la ville, 5 étoiles, et que je n'ai jamais vu !). Les tarifs sont largement abordables pour un tel standing ; nous dînons en terrasse pour 100f par personne environ. Visite des toilettes puis nous marchons vers le casino. Stéph y gagne le jackpot mais je perds tout, bilan 25f de gain.
Nous rentrons nous coucher après une longue marche car plus de taxi, ravis de notre journée.

Lundi 25 juin : Balade à cheval, négoce de la girafe !

Ce matin cheval. On passe nous prendre au camp à 7h30 pour une balade de deux heures. Deux guides pour deux personnes c'est royal ! Dès le début nous croisons beaucoup d'impalas et de phacochères. Il faudra attendre la fin de la promenade pour débusquer un troupeau de buffles. Voilà, balade très agréable mais pas extraordinaire.
Déjeuner au camp puis nous repartons en ville chercher un transporteur, dans la cas où nous achèterions une girafe. Deux compagnies nous proposent des prix exorbitants ; nous nous replions sur la poste qui nous propose un prix raisonnable, par bateau.
Au marché nous faisons plusieurs stands afin de comparer le matos, tâter les prix, enfin bref, prendre la température. Une fois l'objet convoité repéré, Stéphanie entame les négociations. La bête qui dépasse de peu Stéph nous est proposée pour 160$, rien que ça ! Le temps passe et bientôt nous affleurons les 100$, mais impossible d'aller en dessous, et de surcroît nous avons démarré le négoce à 20$. Bref nous partons et reviendrons à la charge une heure après. Plus rien à perdre, nous nous fixons un prix maxi de 30$. Mission impossible mais une famille américaine arrive et en cinq minutes embarque deux girafes pour 400$. Le ton change ensuite pour nous ; les vendeurs ayant fait une très bonne affaire aujourd'hui sont plus enclins à baisser leur prix ; on ne nous demande plus que 42$. Stéphanie, d'une main de maître, tient la barre et propose royalement 25$ ; enfin bref nous embarquons l'animal pour 32$, exploit !
La poste étant fermée maintenant, nous laissons la girafe au marché. L'affaire est conclue, nous repasserons demain matin à l'aube.
Retour au camp encore à pied ; nous ne traînerons pas ce soir.

Mardi 26 juin (Stéph) : Vol de retour au Cap, via Johannesburg

Un départ du camping vers l'aéroport est prévu à 12h30 avec un taxi (nous l'avons négocié à 1000 Z$ au lieu des 25 US$ annoncés par Hendre). Et oui, c'est la fin du circuit (nous allons enfin être seuls et libres), et nous repartons sur Capetown via Johannesburg.
Notre matinée est libre mais il nous faut avant tout nous occuper d'envoyer Daily Rose notre girafe (nous avons décidé de la baptiser vu tout le temps qu'elle occupe notre esprit - c'était le nom de mon cheval hier) par la poste, en France.
Nous passons donc au marché voir Holta (le vendeur) pour la récupérer (toute bien emballée, prête à partir), puis à la poste pour l'envoyer. Là ça se gâte : bien que nous y soyons passés la veille pour connaître les tarifs (que l'employé nous a d'ailleurs écrits), le tarif qu'on nous annonce aujourd'hui est presque le double. L'employé vu hier rétorque que le prix annoncé est pour 5kg et non 10kg, bien que je lui avais redemandé si c'était bien pour 10kg maxi (on n'avait pas encore acheté la girafe, donc on ne connaissait pas encore son poids !), mais ça, ça n'est pas écrit. Bref, retour au marché noir pour faire du change dans la rue au meilleur taux, puis retour à la poste, et là, enfin, Daily Rose (c'était le nom de mon cheval hier) semble s'embarquer pour trois mois de navigation le long des côtes africaines puis européennes.
Notre taxi arrive à l'heure. Léger souci au moment où il se fait arrêter par la police et retirer ses papiers (pour excès de vitesse apparemment) mais finalement, avec l'accord du flic, il nous emmène à l'aéroport (sans ses papiers) et viendra les récupérer au retour.
Concernant les vols : autant le Jo'burg – Le Cap se passe parfaitement, autant l'arrivée à Jo'burg du précédent vol a été houleuse : énormes cumulus donc grosses turbulences. J'avais vraiment envie de vomir ! Un coup de fil passé de Jo'burg au backpack et le tour est joué : quelqu'un viendra nous chercher à l'aéroport gratis. Seule fausse note de la soirée : notre chambre réservée un mois avant a été louée par erreur. Nous devrons donc déménager demain.

Mercredi 27 juin : La Table Mountain

Cette nuit passée dans notre chambre “de remplacement” a été horrible : problème pour s'endormir car la TV (à fond) est juste derrière le mur, réveil à 1h du matin car cette même TV s'est mise en route (quelqu'un avait-il programmé un réveil ?) bref, j'ai dû me lever, et enfin un réveil précoce car la chambre est côté rue.
Voyant que le temps est dégagé et même ensoleillé, pas d'hésitation à avoir : nous devons en profitons pour aller voir la Table Mountain. Après infos prises auprès de la réception du backpack, nous partons à pied vers le cable mountain (à savoir le téléphérique, qui nous amènera plus haut). C'est l'occasion de faire une bonne balade de quarante cinq minutes et d'économiser un taxi collectif à 20 rands.
Finalement ça monte raide, c'est long, très long, il fait chaud (nous avons emmené quelques vêtements très chauds car apparemment il fait très froid tout en haut) et en fait nous mettons à peu près une heure quinze sans pratiquement s'arrêter. J'aurais tué le mec de la réception si je l'avais eu sous la main.
A l'arrivée au téléphérique la vue est déjà magnifique. Nous prenons un aller simple car nous pensons redescendre de la Table Mountain à pied.
Là-haut, vue superbe du Cap, quelques photos, un déjeuner et on commence la descente. Dès le début on vérifie le chemin et, à un passant, nous demandons “combien de temps pour descendre ?” Il nous répond environ quarante minutes. Nous mettrons deux heures !!! Le chemin est mauvais. En fait il s'agit d'énormes cailloux qui forment des marches. C'est assez à pic et les genoux en prennent un coup. Pas d'hésitation en arrivant : on prend un taxi pour rejoindre le centre.
Quelques courses et une soirée reposante en perspective.

Jeudi 28 et Vendredi 29 juin : Journées au Cap, mais pas de journal suite au vol du sac à dos en Bolivie !

Samedi 30 juin (Norb) : Simon's Town, Balade en mer

Pour notre dernière journée passée au Cap, il nous reste un endroit que nous avons choisi de visiter :
Simon's Town. Nous nous sommes renseignés le jour d'avant : environ 30frs l'aller retour pour deux personnes en première classe, pour deux heures de trajet, dans une sorte de métro qui s'arrête tous les deux ou trois kilomètres (donc beaucoup de stations)…
Nous longeons enfin la mer ; le terminus n'est pas très loin. A la descente de cette petite gare nous prenons la route qui longe le port, puis, après informations prises à l'office de tourisme, nous marchons deux kilomètres et arrivons au site où des pingouins ont élu domicile (20frs pour deux). Des chemins aménagés en bois nous amènent à une petite crique. Ils sont cent, deux cents, petits et grands, certains blottis sous leur mère, dans un trou aménagé dans le sable ; d'autres faisant des allées retour entre baignage et plage. Le temps se couvre et nous devons sortir les KWay un court instant.
Le temps nous manque ; nous devons prendre le chemin du retour car le train est à 3h. Nous prenons une deuxième classe. Arrivés au Cap on prend un bus pour le Waterfront.
Le temps est toujours un peu couvert mais nous faisons un tour en mer pour voir (et prendre en photo !) la Table Mountain , de loin.

Dimanche 1er juillet : Décollage pour Buenos Aires

Le taxi commandé qui devait nous amener à l'aéroport ne s'est pas présenté et nous devons en négocier un autre.
Arrivés à l'aéroport les emmerdes commencent lorsque nous présentons nos billets. Nous n'avons aucun vol de prévu pour quitter l'Argentine. Une responsable de l'aéroport nous demande d'acheter un billet remboursable sur place, pour quitter l'Argentine (que nous annulerons plus tard), mais au comptoir de South Africa l'employée nous annonce que ce sera trop cher pour nous, sans nous dire combien ! La responsable prend conseil auprès de ses supérieurs à Johannesburg, puis envoie un télex à l'aéroport de Buenos Aires. Nous avons rendez vous à la douane de cet aéroport avec un certain Eduardo pour acheter un billet d'avion moins cher. Après un vol agréable, pas d'Eduardo en vue à la douane, nous filons en douce…
Bus jusqu'au centre ville, et enfin l'auberge de jeunesse que nous indiquent deux argentins.
Avec le décollage horaire nous sommes fracassés. Nous avons quand même le courage de prendre une douche et d'aller manger tout près, dans le quartier des antiquaires.

 

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