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L'IndeLa côte Est |
Mardi 29 décembre 2009 au Dimanche 10 janvier 2010 Konarak, région de l'Orissa
Le Temple du Soleil, édifié au XIIIè s.
Les roues du temple
On ne pouvait passer par Konarak sans s'y arrêter. Cette ville possède un monument inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité : le Temple du Soleil. Il attire en permanence des milliers de pélerins indiens. L'ensemble du temple représente le char de Surya, Dieu du Soleil. 24 immenses roues en pierre symbolisant les heures de la journée sont sculptées autour de la base et sept puissants chevaux de pierre tirent le temple.Puri, station balnéaire
Le dernier massage de l'année 2009 pour Céline
Le déferlement des indiens pour le nouvel an
Pour le passage à la nouvelle année nous décidons de nous poser à Puri, au sud de Kolkata (ex Calcuta). On ne trouvera pas d'hôtel avec parking qui nous convienne ; on stationnera donc dans la rue, devant l'hôtel le plus chic de la ville. Nous utiliserons leur piscine (3 euros la journée), leur restaurant, et la plage qui le jouxte, nettoyée.
On profite de la piscine du Mayfair Hôtel
Dîner du Réveillon (6 euros chacun)
Pas de chance pour Stéph, elle se "vide" à nouveau le 31 décembre, comme souvent depuis que nous sommes en Inde, et passe presque toute la journée au lit ou aux toilettes ! La faute aux épices peut-être, ou bien à l'hygiène douteuse ?
Pour le réveillon elle se contentera donc d'une purée (faite maison tout de même, délicieuse). Pour les autres ce sera poulet tikka masala, accompagné de riz, de chapattis, de milk shake ou lassi banane (le lait est remplacé par du yaourt), succulents. Les enfants se régaleront des traditionnelles spaghettis bolognaise ! On aurait bien mangé un peu de foie gras ou des huitres, mais ce sera pour l'année prochaine...
Plage de Puri
Pêcheurs en pleine action
Norbert piégé par des châteaux de sable
Drôle de spectateur !
Barbe à papa
Norbert : "Ce soir je passe au JT"
Sur la plage un homme m'accoste et je comprends à mon niveau d'anglais qu'il veut me remettre un diplôme. Très insistant il me demande 5 mn de mon temps, je finis par le suivre. Nous longeons la plage et arrivons sur une parcelle où deux immenses châteaux de sable ont été érigés. L'un sur le thème de Noël, l'autre sur l'écologie avec pour monuments le Taj Mahal, Big Ben, la Tour Eiffel etc...
Tout de suite un homme me plante un micro sous le nez tandis que son acolyte commence à tourner ; il sagit d'une interview. "Que pensez-vous des thèmes choisis par les étudiants ?", "Non, ne regardez pas la caméra !", "On la refait."
On me conduit ensuite devant une table où coupes, bouquets de fleurs et les fameux diplômes sont disposés. Devant moi, les étudiants et leurs parents attendent impatiemment la remise des trophées. Mon assistant les appelle un par un, et c'est sous le crépitement des appareils photo que je récompense et félicite chacun d'eux.
L'homme qui m'a accosté me racompagne ensuite sur la plage et me remercie d'avoir si bien tenu mon rôle.
Dans la confusion j'oublie de lui demander sur quelle chaîne passera le reportage..!!??..!!..?Le lac Chilika
Tout le monde aux aguets
Au sud de Puri nous dénichons un bon plan, grâce aux conseils d'un touriste indien :
A Mandalgoji, une agence d'éco-tourisme propose des balades en barque, pour découvrir la faune ornithologique du lac.
On loue des jumelles, on nous fait payer un prix dérisoire pour le bateau, 3 fois moindre que dans des agences classiques, et nous voila partis pour 3 heures de balade sur une pirogue sans moteur, avec un guide, connaissant le coin comme sa poche, mais ne parlant malheureusement que très peu anglais.
Un échassier en vol
Entre novembre et mi-janvier, un million d'oiseaux migrateurs s'y rassemblent, venant de pays aussi lointains que l'Iran ou la Sibérie.
On y observe des hérons, des grues, des aigrettes, des cormorans, des canards de toutes sortes...
Cette partie du lac étant peu profonde, on peut aussi y voir des buffles, à proximité des habitations.
Himantopus himantopus, ou échasse blanche
Un autochtone
Batelier
Une aigrette
Les jumelles passent de mains en mains, Morgane et Témi se les disputent... Norbert mitraille sans relâche... Gabrielle se découvre une passion pour l'observation des oiseaux...
Le temps file, paisible, suspendu, aussi doucement que notre embarcation.Tirumala, région de l'Andhra Pradesh
La colline sacrée de Tirumala accueille plus de pèlerins que Jérusalem ou La Mecque, 40 000 visiteurs par jour, voire 100 000 les jours de grande affluence. Il existe 3 files d'attente pour pénétrer dans le temple : une file gratuite avec 10h d'attente, une autre file à 50 roupies, ou encore le VIP Pass, pour lequel nous obtons (300 roupies).
La queue s'effectue dans un couloir grillagé où bien sûr chacun essaye de doubler l'autre. Dans ce labyrinthe, la tension monte lorsque les différentes files se rejoignent, quelqu'un hurle le nom du dieu, la foule reprend de plus belle.
Après 1h30 de piétinement ça pousse de plus en plus, on joue des coudes pour protéger les enfants. On passe une première grande porte du temple que chacun s'empresse de toucher ; tout ici est sacré, hurlements de la foule encore. Morgane et Témi sont fatigués, on les prend dans les bras... Puis tel un sauveteur, un homme nous sort de la file pour nous faire pénétrer directement dans le temple. Mais là la foule est encore plus compacte, plus excitée... on hésite puis nous nous insérons une dernière fois dans cette file qui nous avale, pour parcourir les derniers mètres nous séparant de la statue de Venkateshwara que nous aurons le droit de voir quelques secondes.
Afin d'extérioriser sa joie, Morgane déposera une "gerbe" sur les marches à la sortie du temple.
Les crânes rasés en habit noir envahissent le pavé après avoir fait offrande de leur cheveux à leur Dieu
L'élevage de crocodiles 'Crocodile Bank'
Un gavial
Un martin-pêcheur
Auroville, région du Tamil Nadu
Le Matrimandir, centre de méditation
Un souhait pour Gabrielle et Céline, comme pour nous : découvrir Auroville, et en savoir un peu plus sur cette ville communautaire, dont la construction a démarré il y a 40 ans.
Cette ville, toujours en expansion, accueille aujourd'hui 2000 résidents, d'une quarantaine de nationalités différentes. On y voit aussi bien des célibataires que des familles, des retraités y passant l'hiver, des architectes, des docteurs... D'ailleurs il y a des écoles, des centres médicaux, une banque... etc. L'Unesco et le gouvernement indien sont même impliqués dans la gestion de cette ville atypique !Nous stationnons sur le parking, et prenons contact avec un de ses résidents français, Swar. Pendant 3 heures, nous circulerons avec lui à vélo sur des chemins de terre, parmi les 80 villages qui la composent, sur une superficie de 20 km2.
Pour en savoir plus, www.auroville.org
Les divers...
Norbert et le puits en question
Village au bord de l'autoroute
Invités pour un apéro
Norbert : "Demain je fais la Une"
Les puits et les poubelles se ressemblent, mais cette fois pas de chance lorsque je jette mon sac poubelle... ça fait plouf ! Je passe un certain temps à tenter de le récupérer, mais en vain. En Inde les choses s'enchaînent très vite. Un journaliste qui passait par là s'arrête, suivi d'un responsable du département sanitaire, qui sort d'on ne sait où.
L'homme me sert la main et me dit "Sir, I apreciate your education". S'ensuit bien sûr une série de photos qui agrémentera l'article du journal de demain..!!
La parole aux enfants
Quelques mots de Témi
Maman, ça sert à quoi d'exister ?
Quand je fais mon dur caca, et ben j'ai l'impression que j'ai un noeud dans les cheveux !
Papa, pourquoi si la planète elle est dans l'espace et ben elle tombe pas ?
Est-ce que ça existe des baleines qui sont plus grand qu'la planète ?
Témi s'adressant à d'autres adultes :
Mes parents y z'ont inventé 'Témi' parce que ça existait pas et parce qu'y avait déjà un Thomas dans ma classe.
(PS parents : on n'a jamais voulu l'appeler Thomas !?!??)