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L'Inde

De Cochi à Agonda

 

Samedi 23 janvier au mercredi 10 février 2010

Etat du Kerala

Un village typique

 

Le repiquage du riz

Devant un dessin animé

On prend notre mal en patience

Etat du Karnataka

Dans la réserve de Wayanad

Hors de question de quitter l'Inde sans voir des éléphants sauvages. On fait un détour par le parc national de Wayanad.
Au programme, 1h30 de jeep au petit matin, où on aura l'occasion d'admirer quelques beaux spécimens : éléphants, singes, biches, une espèce de buffle et même des empreintes de tigre...

 

Les éléphants sauvages s'apprêtent à charger

Le camp d'entraînement d'éléphants de Madikeri

Attention, le pachyderme se relève !

Tout le monde participe au bain

Ensablement nocturne

Turtle Bay

Nous stationnons sur cette plage presque déserte pour la nuit, avec petit resto à proximité et surtout douche et toilettes pour 10 rps, mais finalement pas si tranquille qu’elle n'y parait. Lorsque je (Norbert) sors à la tombée de la nuit, une silhouette s’esquive derrière le camping-car. J’en fais le tour, regarde dessous, rien, j’ai révé. Je continue ma ronde et surprend un gars planqué dans les fourrés... il ne demande pas son reste. Même scénario une heure plus tard, le même homme accroupi tourne autour du CC, on joue à cache cache. Il finit par détaler à toutes jambes, nous décidons de dégager aussi.
On fait tout juste 10 mètres dans la nuit noire, le CC s’ensable. On sort pelle et crick mais rien à faire, les cailloux placés sous les roues s’enfoncent. Les indiens, très serviables, mais manquant totalement d’initiative nous regardent suer jusqu’à 1h du mat ; on décide contraints et forcés, que finalement le coin n’est pas si mal pour y passer la nuit !

Le lendemain matin, les locaux, curieux, arrivent les uns après les autres. Certains, équipés de crick pour camion et planches viennent nous prêter main forte, mais pas bénévolement. Ils semblent d’ailleurs flairer le pigeon ; toute opportunité pour gagner un peu de fric est bonne à prendre et le coin s’y prête à merveille. Ils vont mettre 2h00 pour nous dégager sans casse. Le camping-car  laisse la place à ce que les Verdunais qualifieraient de trous d’obus.

Etat de Goa

Agonda Beach, où on a élu domicile

 

Enfin les vacances !

Goa est un tout petit état de l'Inde, bordé par l'Océan Indien, offrant une enfilade de plages plus belles les unes que les autres. On opte pour Agonda beach, encore préservée du déferlement touristique. Cette plage est connue des voyageurs véhiculés car elle offre un emplacement de choix pour se stationner : les pieds dans l'eau !
De plus, chaque matin, un boulanger à vélo vient proposer ses bons pains frais (les 2 petits pains pour 8 centimes d'euro), ensuite un "traiteur" nous propose friands au choix ou gâteau coco, et enfin, un jour sur deux une camionnette nous propose eau encapsulée en bonbonne pour nos réservoirs, à un prix tout aussi imbattable (on passera sur les vendeurs de natte pour tapis de sol à 1 euro ou l'indienne qui récupère le verre), sans toutefois, n'être jamais importunés. Que demander de mieux ?

           

On n'a pas le matos mais on a les idées...

Enfin du gaz ! Un de nos voisins a un adaptateur ; on remplit notre bouteille vide avec une bouteille pleine indienne. On va enfin pouvoir cuisiner et avoir des glaçons à l'apéro...

L'escale technique était nécessaire : on nettoie à fond la réserve d'eau propre, on y trouve beaucoup de calcaire et de sable.

Bobonne à la tâche

Devinez qui gagne au Scrabble ? C'est Témi.

Morgane surfe... et nage !

Le rendez-vous des routards

Entre deux leçons de maths (on vous épargne la photo), on a quand même le temps de faire activité baignade. Au bout de quelques jours, Morgane tient 53 secondes en planche, et et et... sait nager !!! D'accord, le style est pour l'instant un peu particulier mais néanmoins très efficace.

Notre livreur de lait de coco...

... et notre traiteur

Un arbre à chauve-souris

On décide de rester là le maximum de temps, c'est à dire 12 jours. C'est la première fois qu'on se pose vraiment depuis notre départ de France, et ça fait un bien fou ! On essaye de cuisiner le moins possible, grignotage le midi et resto le soir, et pour faciliter nos déplacements dans le coin, on loue un scooter (3 euros par jour). A 4 dessus, on fait sensation, dommage on a oublié la photo...

Il a plu, il y a longtemps,
Je ne sais plus, c’était avant,

Quant aux nuages dans le ciel,
Restent bien sages, se font la belle,

Et puis la brise qui nous soulage,
La mer se frise sur le rivage,

A nos oreilles, des chants d’oiseaux,
Coucher de soleil comme un cadeau.

Norbert 2010

La plage paradisiaque de Palolem

Le "village" a bien changé...

Les commerces ont envahi la plage

Avant de repartir, je (Stéph) tiens absolument à revoir Palolem, où on s'était arrêtés à la fin de notre tour du monde en 2002. Des voyageurs nous ont prévenus : c'est blindé de monde, commerces en tous genres...
J'enfourche néanmoins notre scooter, pour me rendre compte par moi-même. Effectivement, plus rien à voir, l'ambiance aussi a changé. Les jeunes voyageurs sac à dos ont fait place aux touristes plus agés venus en groupe, même si les infrastructures restent précaires : des huttes de plage ou restos en bambou rudimentaires, entièrement démontés avant chaque mousson (les touristes désertent le coin et les installations ne résisteraient pas aux intempéries).
A quand les bâtiments en béton ???

La parole aux enfants

Le sujet du jour : "Qu'avez vous pensé des vacances à la plage ?"

Morgane

Un jour on a vu des fourmis dans l'camping-car,
C'est pas bien de faire l'école,
J'ai appris à nager, j'ai réussi à faire la planche une minute !
Y'a un monsieur qui passe tous les matins et il vend des friands, et on en achète toujours pour le midi,
J'aimerais bien rester toute ma vie à la plage,
On faisait même l'école en maillot de bain,
Moi j'avais peur que les noix de coco elles tombent sur l'toit du camping-car,

Témi

C'était trop bien qu'on était monté à 4 sur le scooter,
On avait donné à manger aux vaches (précision : quelques vaches se baladaient parfois à proximité, un jour l'une d'elle a même passé la tête par la fenêtre du camping-car, et a réussi a attrapé un paquet de pain de mie... même le plastique y est passé !),
J'avais quand même un p'tit peu peur, parce que quand les vagues elles étaient plus hautes que ma tête, et bah et bah et bah j'avais peur qu'elles zaillent par dessus moi (gestes à l'appui !),
L'eau elle cassait tout notre barrage parce qu'aussi elle allait dans l'trou et j'voulais pas.