Après un passage éclair à la frontière, en 1h45 (on comprend pourquoi après !), on poursuit notre route jusqu'à un village où passer la nuit.
Nous vérifions comme d'habitude, auprès de nos voisins, la possibilité de stationner près de chez eux pour la nuit (sur un espace publique néanmoins) et là, pour la première fois depuis notre départ de France, on se fait jeter proprement : ils ne veulent pas de nous ici. Il est vrai que seul Norbert, mal rasé, s'est montré, ils n'ont vu ni les enfants ni Stéph, et n'ont certainement aucune idée de ce que peut être cet engin non identifié.
Qu'à cela ne tienne, on s'éloigne un peu, nous arrêtant devant ce qui semble être un bâtiment administratif, dans ce même village. Deux heures après (19h), c'est la police qui vient nous déloger, arguant qu'on pourrait se faire caillasser par les jeunes du village ! Eh oui m'sieurs dames, rien de moins ! Le flic, entouré de quelques curieux, nous demande de poursuivre jusqu'à la prochaine ville Semeï (120 km tout de même !), où assurément nous n'aurons aucun problème...
Nous repartons écoeurés, et nous arrêtons sur une petite aire de service 30 kms plus loin.
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Platitude, sur une route pourrie
(eh oui !)
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Mémorial des essais nucléaires à Semeï
(notez la forme du champignon)
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Une femme protègeant son enfant
(à la base du champignon)
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Les routes sont ici épouvantables, même lorsqu'elles sont neuves : elles semblent moulées comme des vagues, dépasser le 50 kms/heure nous fait faire du trampoline. Bonjour les amortisseurs...
Nous nous arrêtons en début d'après-midi à Semeï, ville tristement célèbre sous son nom russe Semipalatinsk (mais si, rappelez-vous...).
En 40 ans (1949-1989), l'armée soviétique a fait exploser 460 bombes nucléaires dans le Polygone, une vaste zone de steppes située à l'ouest de la ville. Les radiations ont provoqué de graves problèmes de santé chez des milliers de personnes de Semeï et ses alentours, toutefois une visite rapide n'est pas considérée comme risquée. Mais vous comprendrez pourquoi nous n'y passerons pas la nuit.
Aujourd'hui Semeï semble être une ville comme les autres, avec ses restaurants, ses boutiques, son bazar...
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Mosquée de Semeï
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Cimetière musulman
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L'islam est la principale religion des kazakhs. Néanmoins, la religion chrétienne (majoritairement des orthodoxes russes) est aussi largement répandue.
Nous croisons un cimetière musulman à la sortie de Semeï ; nous pensions voir de loin une ville ou un parc d'attractions !
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Convoi exceptionnel
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Paysage désertique
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Nous passons notre deuxième nuit devant une église catholique. Pas de problème avec les habitants ou la police cette fois-ci. Stéph discutera même avec une allemande travaillant au presbytère.
Dans la ville d'Argoz, nous stationnons devant le commissariat de police et passons une excellente nuit.
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Eglise de Carsk
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Marché à Argoz
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Halte déjeuner, au milieu de nulle-part
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Superbes paysages
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On fait la course ?
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La température extérieure affichée au camping-car est passée de 8°C à 35°C. Nous roulons plein-sud depuis plusieurs jours, et la météo a changé aussi. On remballe les polaires et écharpes et ressortons shorts, tee-shirts et sandalettes.
Une belle cascade sur un barrage est l'occasion d'un bain de pied.
Le paysage est devenu valloné ; jusqu'à Almaty on va longer une petite chaîne de montagnes (moins de 4000m).
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Détente au bord de la rivière
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Chevaux aux pâturages
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Une yourte kazakhe
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Le berger et son troupeau
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Le peuple kazakhe, avant l'occupation soviétique, était un peuple nomade. Il subsiste encore ça et là quelques yourtes.
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Mangez des pommes !
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Les billets de banque, très colorés
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Station essence insolite
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Dans chaque village des étals de pommes se succèdent, avec de très nombreuses variétés...
Les stations-services aussi sont très variées, parfois il y a juste un pistolet qui sort d'on ne sait où..
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Dernière nuit avant Almaty, nous nous garons sur une place devant une mairie, semble-t-il. L'endroit est idéal pour jouer au ballon et lâcher les fauves. Vers une heure du matin la police toc à la porte, contrôle des passeports et de l'intérieur du CC ; on fait l'appel nous sommes bien quatre. Puis sans autre forme de procès ils nous demandent de dégager et de rejoindre Almaty, notre prochaine destination, à 70 kms de là.
Nous aurons le droit à l'escorte jusqu'à la sortie de la ville, girophare à l'appui des fois qu'on les perde. Témi qui adore voir la police a loupé la scène, il dort toujours profondément (un vrai gachis !!).
On sait dorénavant qu'il faut éviter les bâtiments officiels (tout bâtiment avec un drapeau).
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