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Le Kazakhstan

D'Almaty à la frontière kirghize

 

Suite à divers problèmes (perte du cable d'alimentation de notre pc, problème de virus, puis difficulté à trouver une connexion internet adéquate), nous avons mis beaucoup de temps à mettre à jour le site, mais rassurez-vous, tout va bien. Nous allons essayer de rattraper le retard... Bonne lecture.


Mercredi 23 septembre au vendredi 2 octobre 2009

Nous rejoignons rapidement Almaty, ancienne capitale du Kazakhstan, remplacée par Astana en 1997.

Le contraste est saisissant : après des étendues vierges à perte de vue et quelques rares villages, nous entrons dans une ville moderne, sillonnée par de gros 4x4 type Landcruiser ou Mercedes. C'est une ville agréable, très arborée et où les parcs sont nombreux. Les supermarchés sont bien achalandés en produits occidentaux importés (on fait un stock de beurre Président, de saucisson, de pâté français, par contre on se prive de Camenbert ou de Roquefort vu les prix prohibitifs !). Il y a même des raves parties l'été !

Téléphérique Kök-Töbe

Vue sur Almaty

 

Beatles'mania en Asie Centrale

 

On y retourne

Mais non, les camping-cars ne sont pas si rares en Asie Centrale : Nous en croisons un en plein centre-ville, de marque Chausson, avec une plaque d'immatriculation kazakhe !

Le parc central Gorky

Ascenseur circulaire

 

Les contreforts d'Almaty vus de la grande roue

A fond la caisse

Morgane au pas

T'as vu ta tronche ?

     

Le parc Panfilov

Comme dans tous les parcs, les amoureux se bécotent sur les bancs publics, mais nous croisons surtout de nombreux couples de mariés venant s'y faire photographier.

La cathédrale Zenkov, datant de 1904, est construite, malgré les apparences, entièrement en bois et sans aucun clou.

La cathédrale Zenkov

Détail

Echec et Mat à Almaty

Nous profitons de cette grande ville pour racheter des vélos aux enfants.
En cette fin de saison, le choix est limité (on en trouve parfois sans frein) ; ils ne seront pas faciles à tro
uver... mais Morgane et Témi sont aux anges !

 

Morgane perd deux dents en une semaine : ses deux incisives supérieures. Même dans ces lointaines contrées la petite souris nous a retrouvés.

Les news kazakhes

Les marchands en tous genres

Marchand de légumes

 

Marchand de tapis

 

Marchand de dessous

La rivière Ili

En attendant notre dernier visa nous partons à la recherche des pétroglyphes de Tamgaly-Tas (sculptures de Boudha ou Shiva sculptées dans la pierre vers le VIIIè siècle).
Pour faire court, nous ne les trouverons jamais (carte imprécise).

Nous avons finalement atteint les rives de la rivière Ili, superbes. Nous retrouvons avec plaisir les pistes (perdues depuis la Mongolie), le CC a dû à nouveau se transformer en 4x4.

Canyon de la rivière Ili

L'envers du décor

Décor de cinéma

Nous arrivons à un village apparemment abandonné ; c'est alors qu'une femme munie d'un badge nous propose de le visiter. Il s'agit en fait du décor du film "Les Nomades", fresque cinématographique sortie en 2006, se déroulant au XVIIIè s. Le gouvernement y a investi 40 millions de dollars, pour contrer les clichés véhiculés par le film américain "Borat". GPS N 44°02'14" E 76°59'43" (côté sud de la rivière).
Nous échapperons heureusement à la visite guidée en russe, notre hôtesse nous ouvre les portes de l'enceinte et nous laisse déambuler à notre guise.

Bivouac au bord de l'eau

Le goûter arrive

Il est temps ensuite de se stationner, les enfants ont un goûter à engloutir, un bain de pied à prendre, et surtout un barrage à construire... (papa, en sa qualité d'expert, se chargera de la direction des opérations).

Almaty

Cathédrale orthodoxe Saint-Nicolas

 

La rue piétonne, très animée, Zhibek Zholy

 

Mémorial militaire au parc Panfilov

Almaty étant réputée 'facile' pour l'obtention des visas, nous y faisons 3 demandes : pour le Pakistan, le Khirghistan (notre prochain pays) et l'Ouzbekistan, que nous visiterons ensuite. Systématiquement, on est obligés de se présenter plusieurs fois aux ambassades : soit c'est le jour de fermeture hebdomadaire, soit ce n'est pas la bonne heure, soit encore l'ambassade a changé d'adresse (notre guide de voyages, édité en 2007, n'est pas très à jour sur ces points...).

L'ambassade du Khirghistan ne nous gâte pas (voir arnaques dans "infos pratiques"), et nous ne prenons donc qu'un visa de 2 semaines, valable à partir du 1er octobre.

L'obtention du visa pakistanais est on ne peut plus facile, il est de surcroît bon marché, et les employés de l'ambassade ont été les plus serviables de tous.

Le visa ouzbèke sera le plus difficile à obtenir : il faut se présenter à l'ambassade au moins 30mn avant l'ouverture, muni d'un formulaire téléchargé et rempli sur internet en double exemplaire (tout ça n'est indiqué qu'en russe à l'ambassade bien sûr), puis faire la queue pendant x heures (pour nous ce sera 5 heures - heureusement il y a des bancs !)... Après plusieurs jours d'attente et de nombreux coups de fil, toujours rien, il n'est pas prêt, malgré les délais annoncés. Nous sommes extrêmement pressés car le 1er octobre est déjà passé, donc notre séjour au Khirghistan se réduit comme peau de chagrin, et nous devons passer 2 cols de plus de 3000 mètres dans ce pays, la neige risque de se montrer bientôt. Imaginez le camping-car bloqué sur la neige !
Bref, après 5 jours, le consul nous fait venir un samedi, jour de fermeture normalement, contre (à priori) un bakchich proposé aux gardiens et dont une "professionnelle des visas" nous avait parlé. Nous nous pointons comme convenu le samedi matin, le consul arrive en baskets/pantalon de rando (il était en costard cravatte la veille) ; nous ne savons pas à quelle sauce nous allons être mangés, aucun montant n'a été négocié... Le consul nous fait revenir 1 heure plus tard car l'autorisation de son ministère promise la veille n'est toujours pas là, puis encore 1 heure après...etc jusqu'à 15h. La situation semble bloquée, on s'attend à ce qu'il nous dise de revenir lundi... Stéphanie commence à s'échauffer, il se fout de notre g..... Alors, Stéph lui rapelle que la veille il nous avait promis nos visas pour ce samedi, et là, oh surprise, son visage change et nous récupérons nos visas 30mn plus tard, pour un prix nettement inférieur au tarif normal... On semble avoir touché la corde sensible : une promesse est une promesse !

Crépuscule, à l'approche de la frontière khirghize...