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Mongolie

Virée vers Karakorum

 

 

Vendredi 21 au mercredi 26 août 2009

Transport de yourtes

Un Övöo

Transport de peaux de moutons

Au début de notre petite boucle d'une semaine, nous rencontrons beaucoup beaucoup de grues, des yacks de toutes les couleurs (souvent avec leurs petits), mais encore et surtout Aurélie et Florent, deux humanoïdes partis sur des engins roulants à pédales pour trois cycles solaires (www.terredepaysages.over-blog.com).
A force de papoter, les cartes routières étalées sur le capot du camping-car, et échanger sur nos parcours respectifs, il est déjà midi... Nous déjeunons ensemble dans le CC d'une bonne purée Mousline, un vrai régal !

Les grues prennent la pose

Yacks en quadricolor

Aurélie et Florent

Du "RIEN" à perte de vue

Un cavalier qui surgit...

Un cheval par habitant

Norbert : "Un soir je sors fumer une cigarette. Nous sommes dans la 'pampa' au milieu de nulle part. Il fait nuit noire, de chez noire, pas d'étoiles, pas d'éclairage aux alentours, que ce soit un lampadaire ou même la faible lueur d'une ville au loin. L'imagination pour combler ce vide prend le relai...
Rien veut aussi dire pas un bruit, pas le son d'un moteur de voiture passant au loin, plus de bruit d'insecte en vol, pas un soufle d'air, rien. Le silence est trop fort, mes oreilles se mettent à siffler. J'écrase ma cigarette et m'enferme dans le CC. J'ai peur du noir !!!!!"

Les chameaux, incontournables

Dunes de sable Mongol Els

A l'approche de l'hiver, les yourtes sont démontées et rapprochées des villes

Rencontre avec 2 cavaliers et leurs 200 chevaux

Gargotte locale

Après un bon déjeuner dans une gargotte locale (tout est au mouton), rien de tel qu'une bonne balade à dos de chameau pour digérer... rapidement écourtée par les cris stridents de Témi paniqué (ce qui nous vaudra d'ailleurs quelques mots avec le chamelier pour vouloir nous faire payer plein pot pour 3 mn au lieu de 20...).

Témi pas fier, Norbert fait mine...

Monastère Erdene Dzuu, Harhorin

Le plus grand temple du monastère, d'architecture chinoise

Temple d'architecture tibétaine, dans le monastère

L'appel à la prière pour tous les moines

Séquence Emotion

Détail de porte

A Harhorin, nous consacrons plusieurs heures à la visite du monastère d'Erdene Zuu, dont la construction a débuté en 1586.
Alors qu'au début du XXè s. le nombre de temples présents dans le monastère dépassait la soixantaine, il n'en subsiste aujourd'hui que quelques uns, les soviétiques en ayant rasé la majorité.

Nous assistons à une messe dans le dernier temple encore en activité. Les moines psalmodient les mantras, rythmés par le son des instruments de musique. Le moment est mythique...

La tortue, vestige de Karakorum, capitale fondée par Chinggis Khaan au XIIIè s.

Notre bivouac pour une soirée, près d'Hotont

La petite souris est passée !

Morgane a perdu sa dent qui bougeait depuis une dizaine de jours. La petite souris n'a pas eu beaucoup de chemin à faire. Dans cette vaste plaine où nous nous trouvons, elles sont autour de nous par centaines, pointant leur museau en dehors de leur souricière dès qu'on s'éloigne...

Le patron sur son 31

Ils nous invitent dans leur yourte

Nous les invitons dans la nôtre

Ils nous est arrivé de dormir près de yourtes, à une distance correcte afin de respecter l'intimité de chacun. Néanmoins nous avons bien l'intention de nous y faire inviter pendant notre séjour en Mongolie. Nous adoptons donc la technique habituelle : aller à la rencontre du chef de famille, et obtenir son approbation pour passer la nuit ici (nous empiétons quand même sur l'espace de son cheptel : chevaux, chèvres, moutons...). Le contact est pris...

Un peu plus tard, alors que Stéphanie disserte de 'sujet et de groupe verbal' avec Morgane (c'est l'heure de l'école), Témi fait irruption dans le camping-car en s'écriant : "Maman, papa est dans la yourte". Comment, alors, ne pas résister... On rembale le groupe verbal, et on va retrouver papa, et les dégustations d'Airag (lait de jument fermenté), d'Arkhi (alcool issu de la distillation du lait)... Une des filles, étudiante à Oulan Bator, et actuellement en vacances, parle anglais.
Nous les invitons à notre tour dans notre 'yourte' ; ils viennent à neuf. On déguste gâteaux et jus de fruits, puis chacun retourne à ses occupations. Pour eux il est temps de regrouper chevaux et moutons pour la nuit.

Nous sommes perdus...

Et passons de nombreux gués (celui-ci très facile !)

Les pistes se croisent et s'entrecroisent, nous n'avons pas pris la bonne.
Le hasard nous amène sur un site de fouilles archéologiques, dirigé par une équipe allemande. Le chantier a démarré il y a une semaine et déjà des morceaux de poterie sont dégagés. Un même texte, écrit en trois langues il y a plusieurs siècles, mongole, chinois et turque, a été retrouvé sur place.

Fouilles archéologiques

Sculpture d'une autre époque

Laquelle on prend, chéri ? Pitié, surtout pas la route !

Nous reprenons la piste et essayons, avec l'aide du GPS et de nos cartes routières, de retrouver la bonne route.
Sur ces chemins déserts nous croisons une moto et interpellons ses 3 passagers (deux hommes et une vieille femme), afin de confirmer notre direction. Alors qu'ils sont entrés dans le camping-car pour satisfaire leur curiosité, nous nous apercevons quelques kilomètres plus loin que les lunettes de soleil de Norbert ont disparu...

Un doute nous envahi, d'autant plus que les problèmes de vol en Mongolie sont légion :
Il y a quelques années l'ambassade de france placardait des avis en ville pour alerter ses ressortissants sur le vol de passeports. Egalement il existe à Oulan Bator un "black market" (= marché noir), terme que les mongols utilisent eux-mêmes, où l'on trouve tout ce qu'on veut... surtout ne pas s'interroger sur la provenance des choses. Des français nous ont même suggéré que les vélos de Morgane et Témi s'y trouveraint certainement. Il est vrai que d'Irkoutsk, où a eu lieu le vol, la frontière mongole n'est pas loin... D'autres incidents mineurs ont conforté notre méfiance.

Halte au bar

Oups !

Une bourgade du coin

Encore et toujours, on fait le plein d'eau

Nombreux billards en Mongolie

Nous avons roulé une semaine sur des pistes, et comble de l'ironie, c'est en remontant sur la route fraîchement goudronnée qu'une partie du pare-chocs arrière s'arrache. De retour à Oulan Bator, nous nous rendons chez Ford pour la vidange. Le tarif annoncé est au départ prohibitif (= tarif touriste), mais après que le patron ait visité le camping-car et discuté avec nous du voyage, le prix chute et, cerise sur le gâteau, notre pare-chocs est réparé gratuitement. Du bon bricolage qui, nous en sommes certains, durera jusqu'au bout.

Lac Ogiy Nuur