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L'OuzbekistanTachkent et Samarcande |
Mercredi 14 octobre au mardi 3 novembre 2009
C'est en pôle position que nous patientons à la frontière. Car contrairement à la longue file d'attente de piétons, les véhicules, eux, se font rares. Le seul problème rencontré sera de faire comprendre à nos amis les douaniers pourquoi le numéro de moteur n'apparaît pas sur la carte grise (Contrairement au chassis, un moteur peut être changé ; c'est l'explication que nous donnerons à Grand Chef).
Comme d'habitude, la fouille du camping-car s'apparente plutôt à une visite des lieux. Elle prend un peu plus de temps car nos 2 douaniers ont mis la main sur la caisse de Légo, on n'ose pas les arrêter. Nous sommes libérés au bout de deux heures, attente comprise.En dehors de quelques petites montagnes à l'est (nous passons un col à 2267 m), l'Ouzbekistan est un pays relativement plat et aride.
Chaîne de montagnes près d'Angren
Sur la route, les automobilistes nous klaxonnent, les piétons nous saluent ; nous sommes les bienvenus.
Nous choisissons un arrêt nature pour notre première soirée. Des hommes ramassent le blé, après l'avoir trié manuellement. Norbert prend contact et rapidement un attroupement se forme autour du camping-car.
Les rammasseuses de coton attendent leur bus, non loin. Très vite nous échangeons nos adresses mail avec l'une d'entre elle, qui se trouve être prof d'anglais.
Rencontre avec les ramasseuses de coton
Une fois dans le camping-car il faut penser à vérouiller la porte. Car les ouzbèkes entrent sans prévenir, et s'ils se donnent la peine de frapper, ils n'attendent pas de réponse pour entrer. Bref, ils sont parfois un peu envahissants...Le coton
Notre deuxième soirée s'annonce prometteuse : nous nous arrêtons devant une usine de coton, tout à fait par hasard.
Un homme, également prof d'anglais, nous propose la visite.
Ses élèves sont "réquisitionnés" (comme beaucoup de militaires) pour le ramassage du coton depuis 2 mois déjà. Les cours seront rattrapés l'été suivant.
Le lendemain Davrbek nous invite à son école ; nous y serons très bien accueillis et invités à partager un repas.
La fleur de coton
Visite d'une usine de coton
Nous observons en pleine nuit toutes les étapes du traitement. Les camions reviennent des champs et c'est à ce moment là que l'usine est la plus active : des dizaines d'employés s'y affairent jusqu'à 2 ou 3 heures du matin chaque jour : tri selon la qualité du coton (le coton est récolté 3 fois dans la saison et sa qualité diminue à chaque cueillette), pesée, séparation des graines, lavage... etc etc, jusqu'à son compactage à la presse, avant exportation (pour la majorité).
Déchargement du coton
Séparation du coton et de sa graine
Coton compacté prêt à l'expédition (250 kgs)
Tachkent, la capitale
Nous arrivons à Tachkent sur les chapeaux de roue : nous voulons nous assurer que les cours du CNED pour Morgane sont là ; l'ambassade de France ferme à 17h, nous y arrivons à 16h40 ! Stéph les récupère in extrémis et presque les larmes aux yeux, vu les galères successives pour les obtenir (les cours avaient été renvoyés en France par l'ambassade de France d'Almaty au Kazakhstan avec la mention "Morgane ne travaille pas ici" !).
Bien que nous souhaitions passer peu de temps dans cette ville, nous allons être contraints d'y dormir 12 nuits (sur un séjour dans le pays qui en compte 30) !
En effet, nous devons obtenir les visas pour le Turkmenistan et l'Iran. Les infos obtenues sur internet et auprès des ambassades nous font opter pour la solution "agence", qui raccourcira les délais et nous évitera moultes tracasseries. Malheureusement l'agence trouvée accumulera les boulettes et nous fera perdre une semaine. Concernant les réjouissances, signalons entre autres l'obligation de laisser nos empreintes digitales (pas pour les enfants) à l'ambassade iranienne !
Une rue du centre-ville
Méli-mélo à l'Hôtel Ouzbekistan
Le Sénat
Les touristes ont l'obligation de faire enrégistrer leurs visas à leur arrivée dans le pays. Nous en profitons pour prendre une chambre à l'Hôtel Poytaht (qui se charge de la démarche), nos premières nuits d'hôtel depuis notre départ.
Nous obtenons une très bonne ristourne, pour une suite avec WIFI dans la chambre ; on se gave d'internet, de TV et de bains !!
On se régalera plusieurs fois des fameux samsas du resto terrasse, des chachliks (brochettes de viande), sans oublier le délicieux Plov, plat national.
Cuisson des samsas (pains fourrés à la viande)
Préparation du Plov (riz, carottes, viande...)
Balade au parc Navoï
Grande roue pour les petits
Le bazar Chorsu
L'hospitalité ouzbèke
Invitation chez Omida (les hommes s'étaient absentés)
Il fallait s'en douter : on ne peut s'arrêter dans un village sans être invités.
Norbert s'occupe de réparer les chambres à air des vélos. Stéphanie a déplié la table dehors et essaye désespérement de faire les cours à Morgane, perturbées par l'attroupement qui s'est formé autour de nous, des enfants d'abord puis des femmes. Très vite Omida insiste pour nous inviter chez elle. Un peu plus tard nous garons le CC devant sa maison et seule une conduite de gaz nous empêchera de le rentrer dans sa cour. Après un dîner gargantuesque, elle nous installera de confortables nattes pour la nuit.
Nous repartirons le lendemain, chargés de nouriture et de cadeaux (tenues traditionnelles, voir photo).
Tenue correcte exigée (pour Marie-Andrée)
Samarcande
Mausolée du Gour Emir
Touristes ouzbèkes
Intérieur
Mosquée de Bibi Khanoum...
... et son mausolée
Ravitaillement au bazar Siob
Les saucisses ouzbèkes
Cucurbitacés au marché
Le Régistan
Cour intérieure de la Madrasa Ulug Beg
Détail
Samarcande, une ville mythique sur l'ancienne route de la Soie. Très ancienne, cette ville compte encore de nombreux monuments tels que les Madrasa (universités islamiques), mausolées ou mosquées.
Nous profitons de l'attente de nos visas à Tachkent pour y séjourner une petite semaine.
Stationnés sur le parking de l'Hôtel Afrosiab, nous sympathiserons avec quelques français venus en voyage organisé.
Site de Chah-I-Zinde
Une avenue de tombeaux
Site construit du XIIè au XIVè siècle, restauré en 2005
Bleus turquoises éblouissants
A notre retour de Samarcande, nous souhaitons reprendre une chambre à l'Hôtel Poytaht, pour plusieurs raisons : le confort, le Wifi, et surtout se faire ré-enregistrer pour quelques nuits. En effet nos infos divergent en la matière : certains disent qu'il faut le faire une seule fois dans les 3 premiers jours, d'autres tous les 3 jours, quant aux autorités ouzbèkes n'en parlons pas... Elisabeth et Jacques, avec qui nous allons faire un bout de route bientôt, en savent quelque chose puisqu'ils se sont fait expulser du pays (www.touthorizon.com).
Pour revenir à nos moutons, l'hôtel Poytaht va refuser purement et simplement de nous louer une chambre, sous prétexte que nous n'avons pas été enrégistrés depuis une semaine (séjour à Samarcande). C'est donc l'histoire du chien qui se mord la queue, car s'ils ne veulent pas nous louer une chambre, nous ne pourrons pas être enregistrés à nouveau...!!! Grâce au bon tuyau d'Elisabeth, nous prenons un taxi et filons à l'ambassade de France, où nous obtiendrons une "Lettre de protection". Même si elle ne dispense pas de se faire enregistrer, elle fait néanmoins son effet puisqu'un autre hôtel nous louera une chambre, après accord téléphonique de la police locale (OVIR).Sur la route
Corvée d'eau (26 bidons à remplir)
Pause déjeuner dans une chaïkhanas
La Lada pastèques
On s'habitue très vite à se trimballer avec nos paquets de billets, mais avant de faire les courses il est nécessaire de s'organiser un peu.
C'est donc le soir, lorsque les enfants sont couchés, que nous préparons des liasses de 100 000 sums, ce qui nous fait gagner beaucoup de temps aux caisses ou chez les petits commerçants.
Que ce soit dans les distributeurs ou dans les banques, nous ne pouvons obtenir que des dollars. Il faut donc ensuite changer cet argent en sums soit à cette même banque, soit au black market.
Equivalence dollars / sums
(en billets de 1000 sums, en 500 la pile ne rentre pas dans le cadre)Un jour, alors que nous retirions des dollars dans une banque, une des deux employées s'absente. Une pause déjeuner peut-être ? Pas du tout.
Elle nous accoste 5 mn plus tard dans le centre commercial, et nous propose du change à un taux nettement plus intéressant que celui des banques.Nous nous donnons donc rendez-vous 5 mn plus tard dans un salon de thé à l'abri des caméras (très nombreuses dans le pays). Installés à une table, elle sort alors à la vue de tous une énorme pile de billets ; l'échange se fait en quelques secondes. On ressort un peu tendus...