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L'Ouzbekistan

Boukhara et Khiva

 


Mardi 3 au mercredi 11 novembre 2009

Le code de la route en Ouzbekistan

Encore un petit chapitre sur la police qui est ici plus qu'omniprésente : barrage tous les 50 kms au mieux, sur les grandes routes. Nous attendent toujours les sèche-cheveux, comme on les appelle, radars tenus en main et pointés sur le véhicule, ou parfois même scotchés à un arbre.
En l'absence de police, des figurines peintes les remplacent, et parfois même des imitations de voiture avec girophare, très réussi.
Concernant la vitesse autorisée, aucun panneau ne l'indique et après s'être renseignés auprès d'un policier, nous n'avons pas obtenu de réponse claire. C'est donc à 70 kms/heure que nous avons choisi de visiter le pays, hormis la partie désertique, où l'on s'est autorisé un décrassage moteur.
En ville, les forces de l'ordre sont à tous les carrefours ; la concentration est de rigueur.
Et pour clore ce chapitre, il faut bien sûr parler des nombreux villages qui bordent la 4 voies avec son terre-plein central. Leurs habitants l'empruntent souvent pour gagner du temps, mais une fois sur deux à contre-sens.

Bonne route !

Boukhara

La Mosquée Bolo Haouz

 

Couvre-chefs soviétiques

L'Ark

Marchands de tapis

Vue sur la Madrasa Mir-I-Arab

La Madrasa (école islamique) Mir-I-Arab

Rue piétonne

Les potins de Boukhara

Etalages

Cour intérieure de la Mosquée Kalon

Boukhara est la grande ville sainte de l'Asie Centrale. Elle compte donc un très grand nombre de monuments classés (140). Beauoup d'efforts semblent faits par le gouvernement pour restaurer ou conserver ces merveilles. L'Unesco y participe aussi activement.

Nous n'y séjournerons malheureusement que deux nuits, les visas ayant pris trop de temps à Tachkent. D'autres joyaux nous attendent encore...

Le Char Minar, une ancienne poterie

Nous rencontrerons à Boukhara une famille française et ses ados, en vacances en Ouzbekistan mais habitant à Moscou depuis plusieurs années. Cette rencontre est l'occasion d'échanger nos impressions sur la culture russe...

Poterie d'Asie Centrale

"Mangez des pommes" Le Retour

De Boukhara à Khiva

La traversée du Désert de Kyzylkum

Nous traversons le désert du Kyzylkum dans la journée, un peu tendus car on est juste en gasoil.
Ici on ne trouve rien, même pas de policiers (ou si peu...).

Témi et Morgane profitent d'un rapide arrêt pour jouer dans le sable (à défaut de la mer !)

 

Pas si désert que ça...

Mise en pratique de la leçon sur la gravité

Joyeux Anniversaire Témi !

Spidergirl, qui a piqué le costume à Spiderman

Nous avonc commencé les cours du CNED immédiatement : on a un mois et demi de retard à rattraper. Costauds costauds, les cours ; il faut en plus compter 5 heures d'enseignement par jour et bien sûr nous ne les avons pas ! Nous prenons quand même la peine de réaliser certains travaux pratiques, par exemple l'élaboration d'un parachute avec un sac plastique, du fil à coudre, quelques morceaux de scotch et un mannequin/stylo gagné dans un célèbre fast food il y a bien longtemps. Merci Mac Do !

Nous fêtons les 5 ans de Témi le 7 novembre. Il sera gâté de nombreux petits cadeaux, nous n'avons trouvé à Tachkent que des jouets "Made in China" de mauvaise qualité (au moment où nous écrivons ce texte, la voiture de course est déjà cassée à plusieurs endroits).

Traversée du fleuve sur des barges

Quelques kilomètres avant Khiva nous devons traverser une rivière, mais le pont est encore en construction.

Qu'à cela ne tienne, nous passons sur des barges branquebalantes, alignées les unes derrière les autres, et dans un état épouvantable.
Le denivelé et l'espace entre les barges est impressionnant...

Chargement non homologué

Khiva

Nous arrivons à Khiva en fin d'après-midi. Le temps a changé : il fait un froid glacial et on ne tient pas plus d'un heure dehors, malgré tout ce qu'on a revêtu (bonnets, gants, caleçons longs pour les enfants, damarts...).

La porte ouest

Le Bazar Dekhon

Kaleïdoscope

Sûrement envahie de touristes en pleine saison, Khiva nous est apparue à cette période, déserte. Telle une ville-musée, cernée de remparts, son centre historique est conservé dans sa totalité.

Nous l'avons beaucoup appréciée de nuit, arpentant seuls ses ruelles, lorsque nous allions dîner (vers 18h30 !).
Ses monuments éclairés, ses ombres, ses lumières dorées : ambiance mystique.

La Madrasa Alloquli Khan

Le minaret inachevé Kalta Minor

Derrière les monuments la vie suit son cours...

Un potager royal

Dans une chaïkanas (nom des petits restos locaux) nous faisons connaissance de Raphaël et Anestel. La citadelle étant petite, nous nous croisons à plusieurs reprises.
Ils ont tout de suite accepté d'envoyer la première évaluation du CNED de Morgane dès leur retour en France. Merci encore à tous les 2 !
(Il est dit qu'il faut envoyer 2 cartes postales d'Ouzbekistan pour que l'une d'entre elles arrive à destination !).

Dans un autre régistre, le vin ouzbèke que nous avons dégusté par deux fois, est tout à fait correct.

Un dîner pour 8 euros

Région de Nukus

Après Khiva, nous remontons au nord ouest, direction l'ancienne mer d'Aral. Nous nous arrêtons à mi-parcours à Nukus et stationnons devant l'hotel Jypeg Joly, à coté du musée Savitsky.
Le temps est toujours aussi froid, nous avons donc mis le chauffage pour la nuit. Au réveil, il fait 20° dans le CC, Stéph l'éteint. Mais une heure après, alors qu'on veut le rallumer, plus rien. Le chauffage fonctionnant au gasoil, on essaye de démarrer le moteur : Il démarre, mais ensuite s'arrête, le gasoil n'arrive pas jusqu'au moteur, car il a entretemps.... gelé. Effectivement à 8h du matin, il fait -7°C (et nous n'avons pas emporté d'antigel). Galère galère... on commence à imaginer l'étape "garagiste"...

Pas de panique néanmoins, on décide quand même d'aller visiter le Musée d'Art de la Ville (très bien fait), et au retour, le soleil ayant refait son apparition et le gasoil dégelé, nous pouvons redémarrer.

Etape suivante : faire le plein. Oh surprise, aucune station n'a de gasoil, malgré leurs indications. Apparemment il n'y en a pas du tout dans la région. Nous finirons par en trouver au marché noir, chez un particulier (1300 sums le litre, d'autres le proposent à 1500), grâce aux contacts du réceptionniste de l'hôtel extrèmement serviable et parlant un anglais parfait.

Après ces deux incidents nous décidons de ne pas poursuivre plus loin, au nord. On ne connaît pas la météo des prochains jours, on a peur d'être bloqués alors que notre visa arriverait à échéance. Nous abandonnons donc les bateaux échoués sur l'ancienne mer d'Aral, mer vidée par l'utilisation abusive de l'eau pour la culture intensive du coton, il y a plusieurs dizaines d'années... Une catastrophe écologique d'envergure.

En route vers le Turkmenistan

Vestiges de la forteresse Gyaur-Qala (IVè s. au IIIè s. av. JC)