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Le Turkmenistan |
Mercredi 11 au samedi 14 novembre 2009
Nous traversons la frontière en 2/3 heures, on ne compte plus vraiment.
A notre arrivée au poste frontière turkmène, l'ambiance change, les moyens aussi. Un paysan coiffé d'un bérêt arrive avec son pulvérisateur et asperge nos 4 roues d'un désinfectant. Nous entrons ensuite dans une cabane en bois vitrée, où un homme, toujours en civil et lui aussi coiffé d'un bérêt tend à Norbert et Stéph un thermomètre... Où devons-nous le mettre ?? Petit moment de solitude... On reste finalement dix minutes avec notre thermomètre sous le bras, à la vue de tous. On a du mal à retenir nos éclats de rire... Après moultes paperasseries et paiement de nombreuses taxes, nous reprenons la route avant que la nuit ne tombe.
Nous faisons une tentative de stationnement près d'une mosquée en ruine, de courte durée car on se fait jeter de suite. On trouvera refuge à l'arrière d'une station service, un peu plus loin.La traversée du désert
Le Désert du Karakoum
Pas si désert que ça !
N'ayant qu'un visa de transit de 5 jours, nous traversons le pays très vite.
Les visas touristiques sont très difficiles à obtenir, le parcours doit être défini à l'avance et le voyageur est accompagné en permanence d'un guide.
Très ancienne forteresse
Canal en plein désert
Bivouac dans une gare isolée
Une gare de maintenance
Le soir venu nous quittons la route principale par la première piste sérieuse et aboutissons à une gare de maintenance. Quelques ouvriers y travaillent, rénovant de vieux wagons ; le contact est amical.
Nous poussons la promenade jusqu'à l'avant du train. On profite de la présence du conducteur et de son accolyte pour visiter leur cabine. Morgane et Témi sont ravis (à défault de jouer au petit train à la maison !).
Ce sera aussi pour nous deux un baptème de locomotive ; ça tombe bien car c'est aujourd'hui l'anniversaire de Stéph !
La locomotive chinoise
Toute la famille aux commandes...
Le modèle russe
Wagons en rénovation
Le petit village de Jerbent
On se dégourdit les jambes
La yourte turkmène
Enfants du village
La pause déjeuner est l'occasion de découvrir brièvement la vie rurale turkmène, très pauvre.
Le Turkménistan est le dernier ex-pays soviétique que nous traverserons. Nous offrons à des enfants des bandes dessinées russes, que leur grand-père va s'empresser de leur lire.
Toutes les écolières ont un uniforme vert, couleur du drapeau national.
T'as d'beaux yeux
Quelle fierté !
Achkhabad, la capitale
Le Palais Présidentiel et la Place de l'Indépendance
Le Président sur grand écran
Il y a un contraste énorme entre la capitale et le reste du pays. Le nouveau centre-ville d'Achkhabad est surfait et presque trop propre. Des machines nettoyent les rues sans relâche, au point de rendre le bitume poli et brillant.
Cet état policier contrôle tous les médias, les sites accessibles sur internet sont limités, les hôtels de luxe de la ville sont truffés de micros, comme bon nombre de restaurants et lieux fréquentés par les étrangers !
L'ancien président Niazov, complètement mégalo, avait décidé de raser tout ce qui n'était pas assez beau pour lui, à commencer par de nombreux quartiers de la ville, mais également des villages entiers.
Il avait aussi écrit un livre, que tout turkmène devait et doit encore obligatoirement lire. Pas question d'échapper à la règle, puisque le moindre examen (y compris le permis de conduire...) comporte de nombreuses questions à son sujet !!! Pour pousser le vice, il a même envoyé son livre dans l'espace ; il tournera en orbite autour de la terre pendant les 150 prochaines années. Ce livre, "Le Ruhmana", parle principalement des valeurs turkhmènes, et de la façon dont tout turkmène doit se comporter, sans oublier le rejet des influences étrangères...
Ancien président nous direz-vous ! Malheureusement le nouveau, qui serait son fils illégitime, a suivi la même voie...
La ville en pleine évolution
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La Tour de la "Neutralité" et la statue en or de Niazov, tournant avec le soleil
Jardins de la ville
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Nous ne sortirons pas du Turkménistan sans être arrêtés au moins une fois par la police.
Le dernier jour, au moment de quitter la capitale, Norbert fait demi-tour à un carrefour et s'arrête à un feu rouge, juste à la fin de son virage. Les voitures qui arrivent derrière nous ne marquent pas l'arrêt à ce feu ; nous finissons donc par redémarrer. La police nous arrête aussitôt et nous demande la valeur de 60 euros. Notre faute : s'être arrêtés à ce feu, chose à ne surtout pas faire. Gros souci : l'amende est payable à la banque, fermée jusqu'à lundi, et lundi notre visa turkmène sera expiré (et permis de conduire confisqué) !
Sur les 4 policiers, 3 veulent nous laisser repartir mais le quatrième s'entête. Un couple arrive alors à notre rescousse, négocie en russe avec le flic, menace d'appeler l'ambassade... Ils sont belges, font des affaires ici depuis 20 ans, ont pas mal de relations et ont d'ailleurs rendez-vous avec un ministre.
Le flic finit par lâcher l'affaire et nous rend nos papiers. Enfin le belge met à notre disposition son chauffeur pour nous guider jusqu'à la frontière iranienne. Nous suivrons son 4x4 Toyota dernier cri jusqu'à la sortie de la ville et ferons les derniers kilomètres seuls.
En route vers l'Iran